A |
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Abstraction . L'abstraction est une action de l'esprit, par laquelle il divise un tout, en considérant quelques parties, sans faire attention à d'autres. Et connoitre par abstraction, c'est connoitre séparément deux choses qui sont naturellement unies. |
Accommodation. Connoitre par accommodation, c'est connoitre une chose par l'idée d'une autre. |
Acte. C'est ce qui agit; c'est à dire, qui communique quelque chose qu'il a de lui-même, ou qu'il a reçue de quelque autre sujet. Dieu est actif de la première sorte, et les créatures sont actives de la seconde. |
Admiration. L'admiration est une émotion de l'âme, causée par un objet nouveau, et entretenue et fortifiée par un cours des esprits animaux dépendant de ce que le cerveau est mû et touché d'une manière nouvelle. |
Agir. Agir proprement, c'est agir par sa propre vertu, et agir improprement, c'est agir par une vertu étrangère. Dieu agit proprement en produisant les substances, et les créatures agissent improprement en les modifiant. |
Alliance. L'ancienne alliance est celle qui fut établie sur la montagne de Sinaï, dans laquelle les Israëlites promirent à Dieu de faire tout ce qu'il ordonnerait, et Dieu promit aux Israëlites qu'ils seraient son peuple particulier. |
La nouvelle alliance est celle qui a été établie entre Dieu et les hommes, en telle sorte que d'un côté les hommes promettent à Dieu de le servir, selon le culte que Notre Seigneur Jésus-Christ leur enseignera, et de l'autre côté Jésus-Christ promet aux hommes de pardonner leurs pechés, et de les conduire au Royaume céleste. |
Ame. Ce mot est équivoque. Dans l'homme il signifie l'esprit considéré en tant qu'uni au corps; Et dans les plantes et dans les bêtes, il signifie un certain arrangement des parties, et un certain mouvement des sucs de la terre, et des esprits animaux, qui rendent les plantes et les bêtes propres à faire toutes les fonctions qu'elles exercent. |
Amour. L'amour en général, n'est autre chose qu'une émotion de l'âme, qui l'incite à s'unir de volonté ou de fait aux choses qui lui paraissent convenables. |
Amour de Dieu. Il y a deux espèces d'amour de Dieu: il y a un amour de Dieu naturel, et un amour surnaturel. L'amour de Dieu naturel nous unit à Dieu comme à l'auteur de la Nature; et l'amour de Dieu surnaturel nous y unit comme à l'auteur de la Grâce. |
Ampliation. Connoitre par ampliation, c'est se servir de l'idée d'une chose petite, pour s'en représenter une grande. |
Analyse. C'est le développement qui se fait d'une chose, qui n'étant connue qu'en gros, a besoin que l'on en sépare les parties pour les considérer à part, et savoir par ce moyen plus précisément la nature du tout. |
Apôtres. Ce sont des hommes choisis, et envoyés de Dieu pour prêcher sa parole. |
Appétit. Ce mot est pris quelquefois pour signifier le simple désir de manger, et quelquefois il signifie la simple puissance que l'âme a de désirer ce qui lui parait bon. |
Attribut. On appelle ainsi tout ce qui convient à une chose. On appelle attribut générique, celui qui distingue un genre d'un autre; on appelle attribut spécifique, celui qui distingue une espèce d'une autre; et on nomme attribut numérique, celui qui fait différer entre elles les choses de même espèce. |
Attributs. Par les attributs de Dieu nous entendons certaines manières dont nous le concevons, soit par rapport à lui-même, soit par rapport à nous. |
Axiome. On appelle ainsi toutes les Propositions qui sont évidentes par elles mêmes. |
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B |
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Béatitude. C'est un contentement d'esprit, qui provient des choses qui sont en notre pouvoir, et dont nous faisons un bon usage. |
Bible. Voyez Ecriture sainte. |
Bien. Le bien de chaque chose est ce qui convient à sa nature. On appelle le bien naturel, ce qui convient à une chose indépendamment de son choix; et on appelle bien moral, ce qui lui convient par sa liberté. |
Bienfait. Les bienfaits de Dieu sont tous les biens corporels et spirituels qu'il nous communique, et dont nous faisons un bon usage. |
Bienveillance. C'est une espèce d'amour, par lequel on joint à l'objet que l'on aime, tout ce qu'on croit lui être convenable. |
Bonheur. On appelle ainsi le contentement d'esprit, qui nous vient indépendamment de notre choix. |
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C |
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Canonique. Un livre est canonique, lorsqu'il est reçu par l'Eglise universelle. |
Cause. Une causes est dite défaillante, quand elle produit un effet contre son intention. |
Cause en général, est tout ce qui contribue à produire une chose, de quelque manière qu'il y puisse contribuer. |
La cause matérielle est ce dont les choses sont faites, ou ce qui est le sujet de quelque autre chose. |
La cause formelle est ce qui rend une chose telle ou telle. |
La cause finale est la fin pour laquelle une chose est faite. |
La cause efficiente est celle qui agit, soit qu'elle agisse par une vertu étrangère, soit qu'elle agisse par elle-même, et par sa propre vertu. |
La cause exemplaire, est le modèle que l'on se propose, en faisant un ouvrage. |
Une cause univoque, est une cause qui produit des effets qui lui ressemblent en genre et en espèce. |
La cause équivoque, est une cause qui produit des effets qui lui ressemblent en genre seulement. |
La cause analogue, est une cause qui produit des effets, qui ne lui ressemblent ni en genre, ni en espèce. |
La cause occasionnelle, est celle qui détermine un sujet intelligent à agir; mais qui d'ailleurs ne contribue rien à son action. |
On appelle cause première, celle qui agit par elle-même, et par sa propre vertu; et on nomme cause seconde, toutes celles qui n'agissent que par la vertu qu'elles reçoivent de la cause première. |
Cause de soi-même. Cause de soi-même absolument, c'est ce qui n'a ni cause efficiente, ni cause matérielle: Et cause de soi-même à quelque égard, c'est ce qui a une cause efficiente; mais qui n'a pas une cause matérielle. |
Certitude. La certitude de la raison, est une certitude metaphysique, fondée sur des idées abstraites, qui ont pour objet des vérités nécessaires et immuables.. |
La certitude des sens, est une certitude physique, qui dépend de l'expérience, et qui est fondée sur des idées individuelles, qui ont pour objet des vérités changeantes et muables. |
Charité. La charité est une espèce d'amour surnaturel. Il y a trois sortes de charité: la charité envers nous-mêmes, la charité envers le prochain, et la charité envers Dieu. |
Un acte de charité délibéré envers nous-mêmes, c'est une émotion agréable de l'âme, causée par l'impression d'un objet sensible, entretenue et fortifiée par un cours particulier d'esprits animaux qui incite l'âme à s'unir par son choix à cet objet, comme à une chose qui sert à la rendre plus parfaite et plus heureuse, d'une béatitude surnaturelle, dépendante de la foy et de la grace. Un acte de charité envers le prochain, est une émotion agréable de l'âme, causée par une impression sensible que le prochain fait sur les organes; par laquelle, avec le secours de la grâce, nous nous unissons à lui avec choix comme à un bien surnaturel, pour son utilité, et pour notre avantage. |
Un acte de charité envers Dieu, est une agréable émotion de l'âme, causée par l'impression sensible d'un bien surnaturel, qui fait, avec le secours de la grâce, que nous nous unissons librement à Dieu, comme à l'auteur de ce bien surnaturel, pour notre utilité et pour sa gloire. |
Composition. Connoitre par composition, c'est joindre ensemble plusieurs idées pour se représenter une chose, qui est différente de ce que ces idées représentent naturellement: c'est ainsi que l'on connoit une montagne d'or. |
Compréhension. La compréhension consiste en ce que la puissance qui connoit, a autant d'étendue que l'objet qui est connu. |
Conception. La conception prise pour une espèce d'entendement, est une faculté par laquelle l'homme connoit les esprits [in]dépendamment des sens. |
Concourir. C'est joindre les forces à celles d'un autre agent , pour produire ensemble quelque effet, qui ne pourrait être produit si ces forces étaient séparées. |
Conscience. C'est un témoignage qu'on se rend intérieurement à soi-même touchant quelque chose. |
Conservation. La conservation n'est autre chose que l'action de Dieu, qui se termine, non pas à l'être de la substance considérée absolument, mais aux modes qui la diversifient par le mouvement, et qui lui donnent de nouvelles formes, telles que sont celles de la pierre, du bois, etc. |
Contradiction. On nomme ainsi l'opposition de deux idées, qui font le sujet et l'attribut d'une proposition. Par exemple, c'est une contradiction de dire, que le néant est rouge, parce que l'idée de rouge répugne à celle du néant. |
Corps. Le corps en général, n'est autre chose que l'étendue, en longueur, largeur et profondeur. |
Corps humain. Le corps humain est un composé de certaines parties organiques, meuës et disposées de sorte, qu'elles rendent ce corps propre à être uni à l'esprit. |
Crainte. La crainte est une émotion de l'âme, qui la porte à croire que ce qu'elle désire n'arrivera pas. |
Création. On appelle ainsi l'action, par laquelle Dieu produit quelque chose immédiatement; ou bien. |
La création n'est autre chose que l'action indivisible de Dieu, par laquelle il produit l'être absolu des substances, qui est telle, que non seulement on ne lui donne aucune succession; mais on ne la conçoit pas même comme un commencement indivisible d'une action successive. |
Cruauté. C'est une disposition de l'âme à faire souffrir quelque mal à une personne, sans dessein de la rendre meilleure. |
Culte. Le culte de Dieu, est la manière particulière dont il veut être honoré. Le culte de Dieu s'appelle Naturel, lors qu'il est prescrit par la raison de chaque particulier. Il se nomme Civil, quand c'est l'Etat qui l'ordonne: et il s'appelle Divin, lors que Dieu le commande. |
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D |
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Définition. C'est ainsi qu'on nomme l'explication d'une chose par ses attributs essentiels; savoir par son genre, et par sa différence. |
Délibérer. C'est tâcher de faire un juste choix des moyens qui sont les plus propres pour arriver à la fin qu'on se propose. |
Démonstration. La démonstration metaphysique, est celle par laquelle nous savons tout ce que nous avons appris par des idées abstraites. La démonstration physique, est celle par laquelle nous savons tout ce que nous avons appris par l'expérience de nos sens. Et la démonstration morale, est celle par laquelle nous sommes asseurez de tout ce que nous avons appris par des révélations exactes. |
Description. C'est l'explication d'une chose par ses accidents. |
Dévotion. C'est l'amour que nous avons pour des choses que nous estimons plus que nous-mêmes. |
Dieu. Est l'esprit parfait et supersubstantiel. |
Dieu. Par ce mot, on entend une substance qui pense, et qui veut parfaitement; ou, pour dire la même chose en d'autres termes, on entend un Esprit parfait et supersubstantiel. |
Différence. C'est ce qui distingue une espèce d'une autre. |
Diminution. Connaître par diminution, c'est se servir de l'idée d'une chose grande, pour s'en représenter une petite. |
Distinction. La distinction est réelle, lors qu'elle se rencontre entre deux ou plusieurs choses qui peuvent exister séparément les unes des autres. La distinction est modale, quand elle se rencontre entre les modes et les substances. Enfin la distinction est une distinction de raison, lorsqu'elle se trouve entre les choses qui sont réellement les mêmes, mais que notre esprit conçoit comme séparées. |
Durée. La durée en général n'est autre chose que l'existence des êtres, en tant qu'elle dépend de certaines manières de mouvement, qui se succèdent continuellement les uns aux autres. |
Durée. La durée des choses modales, n'est que leur persévérance dans l'être. |
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E |
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Ecriture Sainte. L'Ecriture sainte, est un livre qui contient la doctrine que Dieu a révélée par luy-même, ou par le ministère des Anges, ou de certains hommes, qu'on appelle pour cette raison Auteurs sacrés. |
Effet. Ce mot signifie tout ce qui est produit de nouveau par quelque cause que ce soit. |
Eglise. Ce mot pris pour un Concile, est une assemblée de Pasteurs, convoquée légitimement en certains temps et lieux par une certaine Puissance, aux ordres de laquelle tous les pasteurs sont obligez de se rendre en ce lieu-là, afin d'y résoudre les différens qui regardent la foy et le culte de Dieu. |
Entendement. L'entendement pris pour une faculté de l'homme, est la puissance que l'âme a de connoitre tout ce qu'elle connoit, de quelque manière qu'elle le puisse connoitre. |
Espérance. L'espérance chrétienne est une émotion agréable de l'âme, causée par l'impression d'un bien sensible, qui avec le secours de la grâce, incite l'âme à s'unir à Dieu comme à l'Auteur de sa béatitude future pour sa gloire |
Esprit. L'esprit humain est une substance qui pense, instituée de la nature, pour être uni à un corps organisé, et meu d'une certaine manière. |
Essence. L'essence en général, est ce sans quoy une chose ne peut estre conceuë. |
Essence. L'essence des choses modales séparée de l'existence, n'est autre chose que la substance même, en tant que capable de recevoir certains modes, sans aucun rapport au temps et au lieu; qu'on ne considère point quand on regarde les choses dans un simple degré d'essence. L'existence au contraire des choses modales, est cette même substance, considérée comme engagée dans l'Univers, et assujettie au temps et au lieu, à raison de quelques modes dont elle est revétuë, qui lui donnent non l'être absolument, mais l'être d'une certaine manière, et dans un certain temps ou lieu. |
Etendue. Ce mot signifie ce qui est long, large, et profond. |
Eternité. C'est la durée d'un être indépendant, qui existe en lui-même, et par lui-même. |
Etre. Par le mot d'Etre, nous entendons tout ce qui est, de quelque manière qu'il soit. |
L'être substantiel, est l'être qui existe en luy-même, mais non pas par lui-même. |
L'être supersubstantiel, est l'être qui existe en luy-même, et par luy-même. |
L'être modal, c'est celuy qui renferme des modes dans son essence. |
L'être metaphysique ou imaginaire, est celuy qui n'existe qu'en idée. |
L'être réel ou physique, est celuy qui existe hors de l'entendement. |
Evidence. L'évidence prise pour le criterium de la vérité, n'est autre chose qu'un sentiment intérieur, qui est produit en nous par le témoignage que la conscience nous rend d'avoir bien prémédité nos jugemens. |
Eviternité. C'est la durée d'un être dépendant, qui existe en luy-même, et non pas par luy-même. |
Existence. L'existence, est l'attribut par lequel nous concevons qu'un être est hors de sa cause. |
Existence. L'existence actuelle en général est un attribut, à raison duquel nous concevons qu'une chose est hors du néant; et l'existence objective, est celle qui ne subsiste que dans l'idée. |
Extension. Ce mot signifie la même chose qu'étendue; et l'étendue est prise quelquefois pour l'attribut essentiel du corps, et quelquefois pour la quantité, qui n'en est qu'un accident. Ce mot est pris au premier sens, lorsqu'on dit simplement l'étendue du corps. Et il est pris en second, lors qu'on dit qu'un corps a plus d'étendue qu'un autre. |
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F |
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Fidélité. La fidélité, est une disposition d'esprit à garder les conventions qu'on a faites. |
Fini. Une chose est finie en grandeur, lors qu'elle est bornée par une autre de même nature. Et une chose est finie en nature, lors qu'elle est déterminée à une espèce particulière d'être. |
Force. Ce mot est équivoque: en termes de Morale, il signifie une fermeté d'âme à souffrir ou à repousser les choses qui sont difficiles: et en Physique, il est pris pour ce qui fait mouvoir les corps, qui n'est proprement que la volonté que Dieu a que le corps soit mû. |
Forme. C'est ce qui distingue chaque sujet des autres, et qui est la source de tout ce qu'il a de particulier. |
Foy. La Foy est une connoissance certaine fondée sur l'autorité de Dieu ou des hommes. Elle s'appelle foy divine, lors qu'elle est fondée sur l'autorité de Dieu; et foy humaine, quand elle est fondée sur celle des hommes. |
La foy divine est, selon saint Paul, la substance ou fondement des choses que nous espérons, et la conviction ou certitude de celles qui ne sont pas apparentes. |
Un article de foy. C'est une vérité révélée par Dieu même, dont la connoissance se communique à l'Eglise de tous les siècles par une tradition universelle. |
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G |
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Génération. On entend par ce mot, l'action ou le mouvement par lequel une chose modale en produit une autre. |
Genre. C'est une idée générale qui a sous lui une autre idée générale. |
Gloire. La gloire de Dieu, c'est la manifestation de ses attributs et surtout de sa bonté. Cette gloire est de deux sortes; l'une naturelle, et l'autre surnaturelle. La gloire de Dieu naturelle, est la manifestation des attributs de Dieu que nous connoissons par la lumière de la nature, et la gloire de Dieu surnaturelle, est la manifestation des attributs de Dieu que nous ne connoissons que par révélation. |
Grâce. La grâce divine est une délectation intérieure, que Dieu produit dans l'âme pour l'exciter à bien user de la liberté touchant les moyens qui conduisent à la vie éternelle. |
Gratitude. C'est une disposition de l'âme à ne recevoir jamais un bienfait qu'en vue de faire en sorte que le bienfaiteur n'ait pas lieu de se repentir de l'avoir conféré. L'ingratitude est une disposition de l'âme toute opposée. |
Guerre. Ce mot signifie l'état où les hommes sont pendant qu'ils déclarent de paroles et d'effet qu'ils ont la volonté de combattre les uns contre les autres. Le reste du temps s'appelle la Paix. |
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H |
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Habitude. C'est une disposition qu'on a contractée en faisant souvent une chose, de la faire avec facilité. |
Homme. C'est un tout composé de corps et d'esprit, de telle sorte que l'esprit dépend du corps pour penser en plusieurs sortes; et le corps dépend de l'esprit, pour être mû en plusieurs façons. |
Hypothèse. C'est un mot Grec, qui signifie supposition: c'est ce qu'on établit pour le fondement de quelque vérité, et qui sert à la faire entendre, soit que la chose qu'on suppose soit vraye, certaine, et connue, soit qu'elle soit seulement employée pour expliquer la vérité à laquelle elle se rapporte. |
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I |
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Idées. Les idées sont les modalités de l'âme qui représentent quelque objet extérieur, soit qu'elles le représentent comme actuellement existant, soit qu'elles le représentent comme seulement possible. |
Idée. On se sert du mot d'idée pour signifier tout ce qui est dans l'âme qui est connu par luy-même, et par quoi l'âme connoit tout ce qui est hors d'elle. |
Une idée est artificielle, lors qu'elle dépend de la volonté, et une idée est naturelle lors qu'elle n'en dépend pas. Les idées générales sont celles qui sont formées par abstraction de quelques idées individuelles. |
Imagination. L'imagination prise pour une faculté de l'homme et pour une espèce d'entendement, est la puissance qu'il a de connoitre les corps particuliers et les rapports qu'ils ont entre eux ou avec nous. |
Imagination. Ce mot est pris, tantôt pour la puissance qu'a l'âme de se représenter les corps particuliers; et quelquefois pour une fonction particulière de cette puissance. |
Immensité. L'immensité est une grandeur indéfinie, et une grandeur indéfinie, est une étendue telle que quelque grande qu'on se la figure, on la peut imaginer encore plus grande. |
Impénétrabilité. On appelle ainsi la propriété qu'ont les corps particuliers d'occuper tellement les lieux où ils sont, qu'un autre corps n'y sçauroit trouver place. |
Impossibilité. L'impossibilité des choses consiste dans les substances considérées comme incapables de recevoir quelques modes. Il y a deux sortes d'impossibilité; il y a une impossibilité absolue, et une impossibilité naturelle. L'impossibilité absolue est celle qui renferme de la contradiction; et l'impossibilité naturelle est celle qui ne renferme aucune contradiction, mais qui surpasse les forces de la nature. |
Indéfectible. On appelle ainsi tout ce qui pour exister ne dépend pas des causes secondes qui sont changeantes, mais de la cause première qui est immuable. |
Indifférence. Etre simplement indifférent, c'est être indéterminé, et agir avec indifférence, c'est agir de telle sorte, qu'on retienne la puissance de ne pas agir dans le sens que l'on appelle divisé. Cette indifférence est de deux sortes, l'une est extrinsèque, et l'autre intrinsèque. L'indifférence avec laquelle Dieu agit au dehors, est extrinsèque, et elle consiste en ce qu'il ne peut être déterminé à agir par aucune cause extérieure, mais seulement par sa propre volonté. Cette indifférence est purement extrinsèque. |
Indifférence. L'indifférence qui accompagne la liberté humaine, est une indifférence intrinsèque, qui procède de ce que la volonté ne peut se déterminer sans le secours des idées de l'entendement, ni l'entendement avoir des idées que dépendamment des objets; ce qui rend la liberté humaine défectueuse et dépendante. |
Individu. On se sert de ce mot pour signifier les choses particulières, et pour les distinguer des générales qui se peuvent diviser. Ainsi le mot d'homme est un terme général, et ce qu'il signifie, peut être divisé en tel ou tel homme; mais Pierre à qui je parle, est un individu, parce qu'il ne peut être divisé. |
Infini. Dieu est infini en nature, parce qu'il n'est déterminé à aucun genre d'être, et il n'est pas infini en grandeur, parce qu'il n'est ni grand ni petit. |
Infini. Une chose est infinie en grandeur, lors qu'elle est conçue sans bornes; et une chose est infinie en nature, lors que par sa forme elle n'est déterminée à aucune espèce particulière d'être. |
Injure. C'est une action faite sans avoir droit de le faire. |
Injustice. C'est une action faite contre les lois civiles. |
Intelligence. L'intelligence prise pour une espèce de volonté, est la puissance que l'homme a d'affirmer ou de nier qu'il y a entre deux, ou plusieurs choses, des rapports qui sont nécessaires et connus par eux-mêmes. |
Jugement. Le jugement pris pour une espèce de volonté, est la puissance que l'homme a d'affirmer, ou de nier le rapport des choses qui sont contingentes et non nécessaires. |
Jugement. Ce mot pris pour une simple puissance, signifie la faculté que l'âme a de joindre ou de séparer feus ou plusieurs idées; et pris pour l'acte de cette faculté, il signifie; l'action par laquelle l'âme joint ou sépare ces idées. |
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L |
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Liberté. La liberté de Dieu consiste dans la propriété qu'il a d'agir au dehors sans contrainte et avec une indifférence telle, qu'il ne peut être déterminé à agir par aucune cause extérieure, quoy qu'il soit très déterminé à agir par luy-même, et par sa propre volonté. |
Liberté. La liberté de l'homme en général, est la puissance que l'âme a de se déterminer, ou de ne se pas déterminer à quelque chose, selon que cette chose lui paroit bonne ou mauvaise, ou vraye ou fausse. |
Libre-arbitre. C'est la puissance que l'âme a de fuir ou d'embrasser les choses qui ont avec elle des rapports de convenance, ou d'inconvenance, contingents ou non nécessaires. La liberté a plus d'étendue que le Libre-arbitre, en ce qu'elle embrasse la vérité des choses, et que le Libre-arbitre ne regarde que la bonté. |
Lois. Les Lois naturelles sont celles suivant lesquelles Dieu agit d'une manière que nous pouvons concevoir; et les lois surnaturelles sont celles suivant lesquelles Dieu agit d'une manière qui est inconcevable à l'esprit humain. |
Lois. Les lois naturelles sont des préceptes de la droite raison, qui enseignent à chacun comment il doit user du droit naturel. |
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M |
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Mal. Le mal moral consiste dans le mauvais usage que nous faisons des choses. Le mal physique consiste dans la corruption ou destruction de quelque sujet. Le mal naturel consiste dans des sujets considérés en tant qu'ils sont contraires à notre nature indépendamment de notre choix. |
Matière première. La matière première est la substance étenduë considérée par rapport aux modes qui la déterminent à être un tel, ou tel corps particulier. |
Matière. On appelle matière première, la substance étenduë considérée an tant qu'elle est sujet des premières formes, ou modifications qui constituent les êtres naturels. |
Mémoire. La Mémoire est une faculté ou connoissance que l'homme a de réveiller les idées qu'il a déjà euës, avec un sentiment qui le convainc en même temps, qu'il a eu ces sortes d'idées. |
Messie. C'est le Verbe que le Père Eternel a envoyé au monde pour racheter les hommes. |
Metaphysique. C'est la connoissance que nous avons des substances intelligentes, et de leurs propriétés, tant absolues que respectives. |
Méthode. On appelle ainsi l'art de se servir de la raison, pour découvrir la vérité, ou pour l'enseigner aux autres lors qu'on l'a découverte. |
Miracle. Le Miracle est un effet dont la production surpasse l'intelligence, non seulement du vulgaire, mais aussi celle des plus grands Philosophes; d'autant qu'il consiste dans une manière dont Dieu agit, qui est inconcevable à l'esprit humain. |
Miracle. C'est tout ce que Dieu fait d'une manière que nous ne sçaurions comprendre, parce qu'elle est au dessus des loix de la nature. |
Mode, Modification. C'est la manière dont une chose est tournée, en sorte qu'elle est changée seulement à l'égard de quelques accidens, sans que ce qui luy est essentiel, soit changé; ainsi le pli fait à un papier, est une modification qui n'apporte point un changement essentiel, comme pourroit faire l'embrasement, parce qu'un papier brûlé n'est plus papier. |
Modes. Le Mode n'est autre chose que le sujet, ou la substance même, entant qu'elle contient en substance toutes les façons et tous les états qui la peuvent diversifier. |
Modèle. C'est ce qu'on imite en faisant quelque chose. |
Moeurs. On appelle ainsi les actions de l'homme, considérées par rapport à leur fin. |
Morale. La Morale est spéculative, lorsqu'elle ne considère que la fin à laquelle l'homme doit rapporter toutes les actions; et elle est pratique, lorsqu'elle rapporte actuellement les actions de l'homme à leur fin. |
Mort. La mort est une séparation de l'âme d'avec le corps. |
Motif. Le motif est ce qui porte à agir pour la fin. |
Mouvement. Le mouvement considéré en luy-même, est l'application successive des corps les uns aux autres. |
Mystères. Les Mystères sont des choses inconcevables quant à leur nature et leur existence. On appelle ainsi ce que nous reconnoissons en Dieu qui ne peut être conçu, parce qu'il est au dessus de la portée de notre esprit. |
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N |
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Nombre. C'est l'assemblée de plusieurs unités. Le nombre nombré ne diffère pas des choses nombrées; et le nombre nombrant, est un nombre abstrait des choses nombrées. |
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O |
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Ordre. L'ordre de la nature est l'assemblage de toutes les vérités naturelles: et l'ordre de la grâce, est un assemblage de toutes les vérités surnaturelles. |
Organique. C'est ce qui sert d'instrument. |
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P |
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Partie. C'est ce qui entre dans la composition d'un tout. |
Partie aliquote, c'est une partie qui mesure un tout exactement. |
Partie aliquante, est celle qui ne le mesure pas exactement. |
Et la partie proportionnelle, est celle qui diminue dans chaque division avec proportion. |
Peché. Le peché en général, n'est autre chose qu'une action, qu'un discours, ou qu'un désir qui est contraire à la Loi, soit Naturelle, soit Civile, soit Evangélique. |
Personne. La personne dans l'homme n'est autre chose que l'homme même, considéré comme un être complet, c'est à dire, comme un être qui n'est ni la partie, ni l'appartenance d'aucun autre être. |
Possibilité. La possibilité des êtres modaux consiste dans les substances, considérées comme capables de recevoir certains modes. |
Précipitation. La précipitation est un défaut d'homme, qui fait que sans examiner ce qui se présente à son jugement, il affirme, ou nie ce qu'il ne connoist pas. |
Préjugé ou prescription. La préjugé ou la prescription de l'Eglise en particulier, est un certain droit que l'Eglise a sur les hérétiques, par lequel elle est dispensée d'entrer dans l'examen des raisons qu'ils ont eues de se séparer d'elle. |
Prémotion. La prémotion physique est l'action de Dieu en tant qu'elle précède l'action des créatures. |
Prévention. La prévention, qu'on nomme aussi préjugé, ou préoccupation, est un vice de l'âme qui ne nous convainc pas moins des opinions qu'il nous fait recevoir, bien qu'elles ne procèdent d'aucun véritable principe, que si nous les avions tirées d'une vérité incontestable. |
Proposition. On entend par ce mot, les termes dont on se sert pour énoncer nos jugemens. |
Propriété. La signification de ce mot est d'une grande étenduë: on s'en sert pour signifier généralement tout ce qui n'est pas l'essence d'une chose, c'est à dire, qui n'est pas ce qu'on y conçoit le premier. Il y a donc des propriétés essentielles, et des propriétés accidentelles. Dans un triangle rectangle, l'égalité de trois angles à deux droits, est une propriété essentielle; et être grand ou petit, blanc ou noir, sont des propriétés accidentelles de ce triangle. |
Puissance. La puissance de Dieu ne peut être séparée de l'acte. D'où il s'ensuit que Dieu ne cesse jamais d'agir |
La puissance de Dieu ordinaire, est celle par laquelle il produit hors de lui les choses que nous pouvons concevoir clairement, et la puissance de Dieu extraordinaire est celle par laquelle il produit hors de lui les choses que nous ne pouvons concevoir qu'obscurément. |
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Q |
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Quantité. La quantité est l'étenduë considérée par rapport à quelque grandeur particulière. |
Question. Une question absolue, est une proposition qui est à prouver; et une question hypothétique, est une proposition qui n'est évidente que par supposition. |
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R |
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Raison. Ce mot est équivoque: en terme de Mathématique, il signifie le rapport d'une grandeur à une autre; et en Métaphysique, il signifie la faculté, la puissance que l'homme a d'affirmer ou de nier que deux ou plusieurs choses conviennent, ou ne conviennent pas entr'elles, parce qu'elles conviennent, ou ne conviennent pas avec une troisième. |
Par les raisons éternelles, saint Augustin entend de certaines similitudes des choses, selon lesquelles Dieu produit toutes les créatures, et selon lesquelles l'âme connoit tout ce qu'elle connoit. |
Les choses sont selon la raison, lors que leurs attributs essentiels, sont clairs et clairement compatibles. Les choses sont contre la raison, lors que leurs attributs essentiels sont clairs et clairement incompatibles. Et les choses sont au dessus de la raison, lors que leurs attributs essentiels, sont si obscurs, qu'on ne peut dire s'ils sont compatibles, ou incompatibles. |
Récompense. On appelle ainsi le bien qu'on fait à une personne qui a fait son devoir, pour l'exciter à le faire encore. |
Réminiscence. On appelle ainsi la faculté que l'âme a de connoitre ce qu'elle a déjà connu, et qu'elle sçait avoir connu. |
Repentir. Le repenti est une douleur intérieure de l'âme qui l'avertit qu'elle n'a pas fait son devoir, et qui l'invite à le faire. |
Révélation. La révélation divine considérée en elle-même, n'est autre chose qu'un acte de la volonté de Dieu, par lequel il nous propose quelque chose à croire, et ensuite duquel nous croyons ce que Dieu nous a proposé, non pas parce que nous le concevons clairement, mais parce que Dieu, qui est la première vérité, l'a révélé. |
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S |
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Science. C'est une connoissance certaine et évidente acquise par une démonstration. |
Science. On appelle science de Vision, la connoissance que Dieu a des choses qui existent, ou qui existeront un jour: et on appelle la science de simple intelligence, la connoisssance que Dieu a des choses qui n'existeront jamais. |
Sens composé et sens divisé. On fait un sens composé toutes les fois que dans une proposition modale, c'est à dire, qui contient des modes opposés, on compare ensemble les deux modes: et on fait un sens divisé, lors que dans une proposition modale, on prend un des modes opposés, non pas pour le comparer avec l'autre, mais seulement pour le comparer avec leur sujet. |
Sentiment. Le sentiment pris pour une faculté de l'homme, et pour une espèce d'entendement, est la puissance que l'âme a d'apercevoir les sons, la lumière, la couleur, le chaud, le froid, etc. |
Sophisme ou Paralogisme, mauvais raisonnement. |
Substance. Ce mot signifie ce qui existe en soy-même, et qui est le sujet de plusieurs propriétés. |
Symbole. Le Symbole, qui porte le nom des Apôtres, est une règle abrégée de la Foy Catholique, où ils ont réduit en articles les principaux dogmes de la Foy qui doivent être crus explicitement par les fidelles. |
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T |
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Temps. Le temps n'est autre chose que le cours du Soleil, en tant qu'il sert à mesurer la durée des choses modales. |
Tradition. On appelle tradition, toutes les vérités divines qui ne sont pas écrites dans quelques livres Canoniques, et qui sont venues à nous par de simples relations. |
Il y a des traditions qu'on appelle Divines, d'autres Apostoliques, et d'autres Ecclesiastiques. |
Les traditions divines sont celles qui viennent immédiatement de Jésus-Christ. |
Les traditions Apostoliques sont données à l'Eglise par les Apôtres, et les traditions Ecclésiastiques ne sont autre chose que le témoignage que l'Eglise rend de ce qu'elle a receu des Apôtres. |
Tradition non écrite, est une intelligence de l'Ecriture que Jésus-Christ a confiée à ses Apôtres, que les Apôtres ont consigné à leurs successeurs, et que nous avons receu des successeurs des Apôtres. |
Trinité. La sainte Trinité n'est autre chose que trois Personnes subsistantes dans la seule nature Divine, ou la seule nature Divine subsistante en trois Personnes. |
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V |
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Veritez. Les veritez nécessaires sont celles qui suivent de la nature des choses, entant que cette nature est séparée de l'existence; au contraire les veritez contingentes sont celles qui ne conviennent aux choses que par accident. |
Veritez. Les veritez naturelles sont les choses que Dieu fait et que nous pouvons concevoir clairement; et les veritez surnaturelles, sont des choses que Dieu fait et que nous ne pouvons concevoir qu'obscurément. |
Veritez Chrétiennes. Les veritez Chrétiennes sont, les unes Divines, les autres Catholiques, et les autres Ecclésiastiques. |
Les Veritez Divines, sont fondées immédiatement sur l'autorité de Dieu, et leur connoissance passe successivement de l'Eglise des premiers siècles à l'Eglise du siècle présent par une tradition universelle. |
Les veritez Catholiques, sont celles qui sont receuës par le consentement universel de l'Eglise, et bien qu'elles ne soient pas proprement divines ni révélées, sont néanmoins appuyées sur une tradition universelle. |
Les veritez Ecclésiastiques, sont celles qui servent de Canon et de règle à l'Eglise, ausquelles par conséquent nous sommes obligez d'obéïr. |
Vertu. Il n'y a pas de mot plus équivoque que celui de vertu: on s'en sert dans la Morale, pour signifier l'habitude que l'âme a contractée, à faire son devoir; et on s'en sert en Physique pour signifier en général le pouvoir que les choses ont de produire certains objets. |
Vie. La vie est le temps pendant lequel l'âme est unie au corps. |
Union. C'est une mutuelle dépendance de deux ou de plusieurs choses. |
S'unir à Dieu par charité, c'est conformer sa volonté à la sienne, c'est à dire, c'est faire ses Commandemens. |
Volonté. La volonté en général prise pour une faculté de l'homme, est la puissance que l'homme a de donner ou de refuser son consentement à ce qu'il connoit. |
Volonté. La volonté proprement dite, qui est une espèce de la volonté en général, consiste dans la puissance que l'homme a d'aimer ou de haïr les choses qu'il croit luy être absolument convenables ou disconvenables. |
Volonté. La volonté de Dieu n'est autre chose que Dieu même, en tant qu'il veut. |
La volonté absoluë de Dieu est celle qui n'est connuë que par les effets, et, comme l'on dit, a posteriori: et la volonté de Dieu signifiée, est celle qui est déclarée par Dieu même, par les Prophètes, ou par les Apôtres. |