DESCARTES |
|
|
|
DISCOURS DE LA MÉTHODE |
|
|
|
Premiere partie |
7 |
Seconde partie |
15 |
Troisiesme partie |
24 |
Quatriesme partie |
31 |
Cinquiesme partie |
38 |
|
|
DIPOTRIQUE |
|
Table des principales difficultez, qui sont expliquées en la Dioptrique |
|
|
|
Discours premier. De la lumiere |
|
Comment il suffit de concevoir la nature de la lumiere pour entendre toutes ses proprietez |
73 |
Comment ses rayons passent en un instant du Soleil jusques à nous |
|
Comment on voit les couleurs par son moyen |
74 |
Quelle est la nature des couleurs en general |
|
Qu'on n'a point besoin d' especes intentionelles pour les voir |
|
Ny mesme qu'il y ait rien dans les objets qui soit semblable aux sentimens que nous en avons |
|
Que nous voyons de jour, par le moyen des rayons qui vienent des objets vers nos yeux |
75 |
Et qu'au contraire les chats voient de nuit par le moyen des rayons qui tendent de leurs yeux vers les objets |
|
Quelle est la matiere qui transmet les rayons |
|
Comment les rayons de plusieurs divers objets peuvent entrer ensemble dans l'œil |
76 |
Ou allant vers divers yeux passer par un mesme endroit de l'air sans se mesler ny s'entr'empescher |
|
Ny estre empeschez par la fluidité de l'air |
|
Ny par l'agitation des vens |
|
Ny par la dureté du verre ou autres tels cors transparens |
|
Comment cela n'empesche pas mesme qu'ils ne soient exactement droits |
77 |
Et ce que c'est proprement que ces rayons |
|
Et comment il en vient une infinité de chascun des poins des cors lumineux |
|
Ce que c'est qu'un cors noir |
80 |
Ce que c'est qu'un miroir |
|
Comment les miroirs tant plats que convexes et concaves font refleschir les rayons |
|
Ce que c'est qu'un cors blanc |
|
En quoy consiste la nature des couleurs moyenes |
|
Comment les cors colorez font refleschir les rayons |
|
Ce que c'est que la Refraction |
81 |
|
|
Discours second. De la réfraction |
|
Que les cors qui se meuvent ne doivent points s'arester aucun moment contre ceux |
|
qui les font refleschir |
83 |
Pourquoy l'angle de la reflexion est esgal celuy de l'incidence |
|
De combien le mouvement d'une bale est détourné, lorsqu'elle passe au travers d'une toile |
85 |
Et de combien lorsqu'elle entre dans l'eau |
87 |
Pourquoy la Refraction est d'autant plus grande, que l'incidence est plus oblique |
88 |
Et nulle, quand l'incidence est perpendiculaire |
|
Pourquoy quelquefois les bales, des canons tirez vers l'eau, n'y peuvent entrer, et se refleschissent vers l'air |
|
De combien les rayons sont détournez par les cors transparens qu'ils penetrent |
89 |
Comment il faut mesurer la grandeur des refractions |
90 |
Que les rayons passent plus aysement au travers du verre que de l'eau, et de l'eau que de l'air, Et pourquoy |
91 |
Pourquoy la Refraction des rayons qui entrent dans l'eau, est esgale, à celle des rayons qui en sortent |
92 |
Et pourquoy cela n'est pas general en tous cors transparens |
|
Que les rayons peuvent quelquefois estre courbez sans sortir d'un mesme cors transparent |
|
Comment se fait la Refraction en chasque point des superficies courbées |
93 |
|
|
Discours troisiesme. De l'œil |
|
Que la peau nommée vulgairement Retina n'est autre chose que le nerf Optique |
94 |
Quelles sont les refractions que causent les humeurs de l'œil |
95 |
Pour quel usage la prunelle s'estrecist et s'eslargist |
|
Que ce mouvement de la prunelle est volontaire |
96 |
Que l'humeur cristaline est comme un muscle qui peut changer la figure de tout l'œil |
|
Et que les petits filets nommez processus ciliares en sont les tendons |
|
|
|
Discours quatriesme. Des sens en general |
|
Que c'est l'ame qui sent et non le cors |
98 |
Qu'elle sent en tant qu'elle est dans le cerveau, et non en tant qu'elle anime les autres membres |
|
Que c'est par l'entremise des nerfs qu'elle sent |
99 |
Que la substance interieure de ces nerfs est composée de plusieurs petits filets fort deliez |
|
Que ce sont les mesmes nerfs qui servent aux sens,et aux mouvemens |
|
Que ce sont les esprits animaux contenus dans les peaux de ces nerfs qui meuvent les membres |
|
Que c'est leur substance interieure qui sert aux sens |
100 |
Comment se fait le sentiment par l'ayde des nerfs |
|
Que les idées que les sens exterieurs envoyent en la phantaisie ne sont point des objets : |
|
ou du moins qu'elles n'ont point besoin de leur ressembler |
101 |
Que les divers mouvemens des petits filets de chasque nerf suffisent pour causer divers sentimens |
102 |
|
|
Discours cinquiesme. Des images qui se forment sur le fonds de l'œil |
|
Comparaison de ces images avec celles qu'on voit en une chambre obscure |
103 |
Explication de ces images en l'œil d'un animal mort |
104 |
Qu'on doit rendre la figure de cet œil un peu plus longue lorsque les objets sont fort proches, que lorsqu'ils sont plus esloignez |
105 |
Qu'il entre en cet œil plusieurs rayons de chasque point de l'objet |
|
Que tous ceux qui vienent d'un mesme point se doivent assembler au fonds de cet œil environ le mesme point ; |
|
Et qu'il faut disposer sa figure à cet effect |
106 |
Que ceux de divers poins s'y doivent assembler en divers poins |
|
Comment les couleurs se voilent au travers d'un papier blanc qui est sur le fonds de cet œil. |
|
Que les images qui s'y forment ont la resemblance des objets |
108 |
Comment la grandeur de la prunelle sert à la perfection de ces images |
|
Comment y sert la refraction qui se fait dans l'œil ; Et comment elle y nuiroit estant plus grande ou plus petite qu'elle n'est |
|
Comment la noirceur des parties interieures de cet œil, et l'obscurité de la chambre où se voyent ces images y sert aussy |
110 |
Pourquoy elles ne sont jamais si parfaites en leurs extremitez qu'au milieu |
|
Comment on doit entendre ce qui se dit, que visio fit per axem |
|
Que la grandeur de la prunelle rendant les couleurs plus vives, rend les figures moins distinctes : Et ainsi ne doit estre que mediocre |
112 |
Que les objets qui sont à costé de celuy à la distance duquel l'œil est disposé, en estant beaucoup plus esloignez ou plus proches, |
|
s'y representent moins distinctement, que s'ils en estoient presque à pareille distance |
112 |
Que ces images sont renversées |
|
Que leurs figures sont changées et racourcies à raison de la distance ou situation des objets |
|
Que ces images sont plus parfaites en l'œil d'un animal vivant, qu'en celuy d'un mort; et en celuy d'un homme, qu'en celuy d'un bœuf |
113 |
Que celles qui paroissent par le moyen d'une lentille de verre dans une chambre obscure, s'y forment tout de mesme que dans l'œil. |
|
Et qu'on y peut faire l'expérience de plusieurs choses qui confirment ce qui est icy expliqué.113, 114, 115 |
|
Comment ces images passent de l'œil dans le cerveau |
116 |
|
|
Discours sixiesme. De la vision |
|
Que la vision ne se fait point par le moyen des images qui passent des yeux dans le cerveau, mais par le moyen des mouvemens qui les composent |
117 |
Que c'est par la force de ces mouvemens qu'on sent la lumiere |
|
Et par leurs autres varietez qu'on sent les couleurs |
|
Comment se sentent les sons, les gousts, et le chatouillement et la douleur |
118 |
Pourquoy les coups qu'on reçoit dans l'œil font voir diverses lumieres : et ceux qu'on reçoit contre les oreilles font ouïr des sons |
|
Et ainsi une mesme force cause divers sentimens en divers organes |
|
Pourquoy tenant les yeux fermes un peu aprés avoir regardé le soleil, il semble qu'on voye diverses couleurs |
|
Pourquoi il paroist quelquefois des couleurs dans les cors qui ne sont que transparens : comme l'arc-en-ciel paroist dans la pluie 118 (et 295) |
|
Que le sentiment qu'on a de la lumiere est plus ou moins fort selon que l'objet est plus ou moins proche |
119 |
Et selon que la prunelle est plus ou moins grande |
|
Et selon que l'image qui se peint dans le fonds de l'œil est plus ou moins petite |
|
Comment la multitude des petits filets du nerf optique sert à rendre la vision distincte |
120 |
Pourquoy les prairies estant peintes de diverses couleurs ne paroissent de loin que d'une seule |
|
Pourquoy tous les cors se voyent moins distinctement de loin que de prés |
|
Comment la grandeur de l'image sert à rendre la vision plus distincte |
|
Comment on connoist vers quel costé est l'objet qu'on regarde : Ou celuy qu'on monstre du doigt sans le toucher |
121 |
Pourquoy le renversement de l'image qui se fait dans l'œil n'empesche pas que les objets ne paroissent droits |
122 |
Pourquoi ce qu'on voit des deux yeux, ou qu'on touche des deux mains, ne paroist pas double pour cela |
123 |
Comment les mouvemens qui changent la figure de l'œil servent à faire voir la distance des objets |
|
Qu'encore que nous ignorions ces mouvemens nous ne laissons pas de connoistre ce qu'ils designent |
|
Comment le rapport des 2 yeux sert aussy à faire voir la distance |
|
Comment on peut voir la distance avec un œil seul en luy faisant changer de place |
124 |
Que la connoissance qu'on a euë auparavant des objets qu'on regarde sert à mieux connoistre leur distance |
125 |
Comment la situation de ces objets y sert aussy |
127 |
Comment on voit la grandeur de chasque objet |
|
Comment on voit sa figure |
|
Pourquoy souvent les frenetiques, ou ceux qui dorment, pensent voir ce qu'ils ne voyent point |
|
Pourquoy on voit quelquefois les objets doubles |
128 |
Comment l'attouchement fait aussy quelquefois juger qu'un objet soit double |
|
Pourquoy ceux qui ont la jaunisse, ou bien qui regardent au travers d'un verre jaune, jugent que tout ce qu'ils voyent en a la couleur |
|
Quel est le lieu où on voit l'objet au travers d'un verre plat dont les superficies ne sont pas paralleles |
|
Et celuy ou on le voit au travers d'un verre concave |
|
Et pourquoy l'objet paroist alors plus petit qu'il n'est |
|
Quel est le lieu où il paroist au travers d'un verre convexe: Et, pourquoy il y paroist quelquefois plus grand, et plus esloigné, qu'il n'est ; |
|
Et quelquefois plus petit et plus proche, et avec cela renversé |
|
Quel est le lieu des images qu'on voit dans les miroirs, tant plats, que convexes, ou concaves : Et pourquoy elles y paroissent droites, |
|
ou renversees ; et plus grandes, ou plus petites ; et plus proches, ou plus esloignées que ne sont les objets |
129 |
Pourquoy nous nous trompons aysement en jugeant de la distance |
130 |
Comment on peut prouver que nous n'avons point coustume d'imaginer de distance plus grande que de l00 ou 200 pieds |
|
Pourquoi, le soleil et la lune semblent plus grans estant proches de l'Horison, qu'en estant esloignez |
131 |
Que la grandeur apparente des objets ne doit point se mesurer par celle de l'angle de la vision |
|
Pourquoy les objets blancs et lumineux paroissent plus proches et plus grans qu'ils ne sont |
|
Pourquoi tous les cors fort petis, ou fort esloignez, paroissent ronds |
132 |
Comment se font les esloignemens dans les tableaux de Perspective |
|
|
|
Discours septiesme. Des moyens de perfectionner la vision |
|
Qu'il n'y a que quatre choses qui sont requises pour rendre la vision toute parfaite.133,134 |
133 |
Comment la Nature a pourvû à la premiere de ces choses, et ce qui reste à l'art à y adjouster |
|
Quelle difference il y a entre les yeux des jeunes gens et ceux des vieillars |
|
Comment il faut pourvoir à ce que la Nature a omis aux yeux de ceux qui ont la veuë courte : |
135 |
Et comment, à ce qu'elle a omis aux yeux des vieillars 135,136 |
135 |
Qu'entre plusieurs verres qui peuvent servir à cet effect il faut choisir les plus aysez à tailler: Et avec cela ceux qui font le mieux |
|
que les rayons qui vienent de divers poins semblent venir d'autant d'autres divers points |
136 |
Qu'il n'est pas besoin de choisir en cecy autrement qu'à peu prés, et pourquoy |
137 |
Que la grandeur des images ne depend que de la distance des objets, du lieu ou se croysent les rayons qui entrent dans l'œil et de leur refraction |
|
Que la refraction n'est pas icy fort considerable; Ny la distance des objets accessibles: Et comment on doit faire lorsqu'ils sont inaccessibles |
139 |
En quoy consiste l'invention des lunetes à puce composées d'un seul verre, et quel est leur effect.139, 140 |
140 |
Comment on peut augmenter les images en faisant que les rayons se croysent fort loin de l'œil, par le moyen d'un tuyau plein d'eau |
141 |
Que plus ce tuyau est long, plus il augmente l'image, Et qu'il fait le mesme que si la Nature avoit fait l'œil d'autant plus long |
142 |
Que la prunelle de l'œil nuist, au lieu de servir, lorsqu’on se sert d'un tel tuyau |
|
Que ny les refractions du verre qui contient l'eau dans ce tuyau, ny celles des peaux qui envelopent les humeurs de l'œil, ne sont considerables |
|
Comment on peut faire le mesme par le moyen d'un tuyau separé de l'œil que par un qui luy est joint |
143 |
En quoy consiste l'invention des lunetes d'approche.143,144 |
|
Comment on peut empescher que la force des rayons qui entrent dans l'œil ne soit trop grande.144, 147 |
144 |
Comment on la peut augmenter, lorsqu'elle est trop foible, et que les objets sont accessibles |
|
Et Comment, lorsqu'ils sont inaccessibles et qu'on se sert de lunetes d'approche |
145 |
De combien on peut faire l'ouverture de ces lunetes plus grande que n'est la prunelle. |
|
Et pourquoi on la doit faire plus grande.145,146 |
|
Que pour les objets accessibles on n'a point besoin d'augmenter ainsi l'ouverture du tuyau |
147 |
Que pour diminuer la force des rayons, lorsqu'on se sert de lunetes, il vaut mieux estrecir leur ouverture, que la couvrir d'un verre coloré |
|
Que pour l'estrecir, il vaut mieux couvrir les extremitez du verre par dehors, que par dedans |
|
A quoy il est utile de voir plusieurs objets en mesme tems; Et ce qu'on doit faire pour n'en avoir pas de besoin |
148 |
Qu'on peut acquerir par exercice la facilité de voir les objets proches ou esloignez |
|
D'ou vient que les Gymnosophistes ont pû regarder le soleil sans gâter leur veuë |
|
|
|
Discours huitiesme |
|
Des figures que doivent avoir les cors transparens pour detourner les rayons par refraction, en toutes les façons qui servent à la veuë |
|
Quelle est la Nature de l'Ellipse et comment on la doit descrire.150,151 |
150 |
Demonstration de la proprieté de l'Ellipse touchant les refractions |
153 |
Comment sans employer d'autres lignes que des cercles ou des Ellipses on peut faire que les rayons paralleles s'assemblent en un point, |
|
ou que ceux qui vienent d'un point se rendent paralleles.154,155 |
154 |
Comment on peut faire que les rayons paralleles d'un costé du verre, soient escartez de l'autre comme s'ils venoient tous d'un mesme point |
156 |
Comment on peut faire qu'estans paralleles des deux costés, ils soient reserrez en un moindre espace de l'un, que de l'autre. |
157 |
Comment on peut faire le mesme, en faisant outre cela que les rayons soient renversez |
158 |
Comment on peut faire que tous les rayons qui vienent d'un point s'assemblent en un autre point |
|
Et que tous ceux qui vienent d'un point s'escartent comme s'ils venoient d'un autre point |
|
Et que tous ceux qui sont escartez comme s'ils tendoient vers un mesme point, s'escartent derechef comme s'ils venoient d'un mesme point |
159 |
La nature de l'Hyperbole, et la façon de la décrire.159,160,161 |
160 |
Demonstration de la proprieté de l'Hyperbole touchant les refraction |
163 |
Comment sans employer que des Hyperboles et des lignes droites on peut faire des verres qui changent les rayons, |
|
en toutes les mesmes façons, que ceux qui sont composez d'Ellipses et de cercles.165, 166, 167 |
165 |
Que bienque il y ait plusieurs autres figures qui puissent causer les mesmes effets, il n'y en a point de plus propres pour les lunetes |
|
que les precedentes |
169 |
Que celles qui ne sont composées que d'Hyperboles et de lignes droites sont les plus aysées à tracer |
|
Que quelque figure qu'aye le verre il ne peut faire exactement que les rayons venans de divers poins s'assemblent |
|
en autant d'autres divers poins.169,170 |
170 |
Que ceux qui sont composez d'Hyperboles sont les meilleurs de tous à cet effect |
171 |
Que les rayons qui vienent de divers poins s'écartent plus apres avoir traversé un verre Hyperbolique, qu'apres en avoir traversé un Elliptique |
172 |
Que d'autant que l'Elliptique est plus espais, d'autant ils s'écartent moins en la traversant |
173 |
Que tant espais qu'il puisse estre, il ne peut rendre l'image que peignent ces rayons que d'un quart ou d'un tiers plus petite, |
|
que ne fait l'Hyperbolique |
|
Que cete inégalité est d'autant plus grande que la refraction du verre est plus grande |
|
Qu'on ne peut donner au verre aucune figure qui rende cete image plus grande, que celle de l'Hyberbole; |
|
ny qui la rende plus petite que celle de l'Ellipse |
|
Comment il faut entendre, que les rayons venans de divers poins se croisent sur la premiere superficie, |
|
qui a la force de faire qu'ils se rassemblent en autant d'autres divers poins |
|
Que les verres Elliptiques ont plus de force pour brusler que les Hyperboliques |
175 |
Comment il faut mesurer la force des miroirs, ou verres bruslans |
|
Qu'on n'en peut faire aucun qui brusle en ligne droite à l'infini |
|
Que les plus petits verres ou miroirs assemblent autant de rayons pour brusler, en l'espace où ils les assemblent, |
|
que font les plus grands qui ont des figures semblables à ces plus petits, en un espace pareil |
176 |
Que ces plus grans n'ont autre avantage que de les assembler en un espace plus grand et plus esloigné |
|
Et ainsi qu'on peut faire des miroirs ou verres tres petits qui ne laissent pas de brusler avec beaucoup de force |
|
Qu'un miroir ardent dont le diametre n'excede point la 100. partie de la distance à laquelle il assemble les rayons, ne peut faire qu'ils bruslent ou eschauffent |
|
davantage que ceux qui viellent directement du soleil ne peut faire qu'ils bruslents ou eschauffent davantage |
|
que ceux qui viennent directement du soleil |
|
Que les verres Elliptiques peuvent recevoir plus de rayons d'un mesme point pour les rendre apres paralleles, |
|
que ceux d'aucune autre figure.176-177 |
176 |
Que souvent les verres Hyperboliques sont preferables aux Elliptiques, à cause qu'on peut faire avec un seul ce aquoy il en faudroit employer deux |
177 |
|
|
Discours neufiesme. De la description des lunetes |
|
Quelles qualitez sont considerables pour choisir la matiere des lunetes |
179 |
Pourquoy il se fait quasi tousjours quelque reflexion en la superficie des cors tranparens |
|
Pourquoy cete reflexion est plus forte sur le cristal que sur le verre |
180 |
Explication des lunetes qui servent à ceux qui ont la veuë courte |
|
Explication de celles qui servent à ceux qui ne peuvent voir que de loin |
181 |
Pourquoy on peut supposer les rayons qui vienent d'un point assez esloigné, comme paralleles |
|
Pourquoy la figure des lunetes des vieillars n'a pas besoin d'estre fort exacte |
182 |
Comment il faut faire les lunetes à puce avec un seul verre |
183 |
Et quelles aussy les lunetes à puce pour estre parfaites |
188 |
Que pour se servir de ces lunetes il est mieux de se bander un œil, que de le fermer par l'ayde des muscles |
191 |
Qu'il seroit bon aussi d'avoir auparavant attendri sa veuë en se tenant en lieu fort obscur |
|
Et aussy d'avoir l'imagination disposée comme pour regarder des choses fort éloignées et obscures |
|
D'où vient qu'on a moins rencontré cy devant à bien faire les lunetes d'approche que les autres |
192 |
| |
|
Discours dixiesme. De la façon de tailler les verres |
|
Comment il faut trouver la grandeur des refractions du verre dont on veut se servir |
193 |
Comment on trouve les poins bruslans, et le sommet de l'Hyperbole, dont le verre duquel on connoist les refractions doit avoir la figure |
195 |
Comment on peut augmenter ou diminuer la distance de ces poins |
|
Comment on peut descrire cete Hyperbole avec une chorde |
196 |
Comment on la peut descrire par l'invention de plusieurs poins |
|
Comment on trouve le Cone dans lequel la mesme Hyperbole peut entre couppée par un plan parallele à l'aissieu |
197 |
Comment on la peut descrire d'un seul trait par le moyen d'une machine |
198 |
Comment on peut faire une autre machine qui donne la figure de cete Hyperbole à tout ce qui en peut avoir besoin pour tailler les verres. |
|
Et comment on s'en doit servir |
200 |
Ce qu'il faut observer en particulier pour les verres concaves, et en particulier pour les convexes |
205 |
L'ordre qu'on doit tenir pour s'exercer à tailler ces verres |
206 |
Que les verres convexes qui servent aux plus longues lunetes ont besoin d'estre taillez plus exactement que les autres |
|
Quelle est la principale utilité des lunetes à puce |
207 |
Comment on peut faire que les centres des deux superficies d'un mesme verre se rapportent |
|
|
|
|
|
LES MÉTÉORES |
|
Table des principales difficultez, qui sont expliquées aux Meteores |
|
|
|
Discours premier. De la nature des cors terrestres |
|
Que l'eau, la terre, l'air, et tous les autres tels cors sont composez de plusieurs parties |
212 |
Qu'il y a des pores en tous ces cors qui sont remplis d'une matiere fort subtile |
213 |
Que les parties de l'eau sont longues, unies, et glissantes.213,226 |
|
Que celles de la plus part des autres cors sont comme des branches d'arbres, et ont diverses figures irregulieres |
|
Que ces branches estant jointes ou entrelacées composent des cors durs |
|
Que lorsqu'elles ne sont point ainsi entrelacées, ny si grosses qu'elles ne puissent estre agitées par la matiere subtile, |
|
elles composent des huiles ou de l'air |
|
Que cete matiere subtile ne cesse jamais de se mouvoir |
|
Qu'elle se meut ordinairement plus viste contre la terre que vers les nuës, vers l'Équateur que vers les poles, l'esté que l'hyver, et le jour que la nuit |
214 |
Qu'elle est composée de parties inégales |
|
Que les plus petites de ses parties ont le moins de force pour mouvoir les autres cors |
|
Que ces moins petites se trouvent le plus aux lieux où elle est le plus agitée |
|
Que ces moins petites ne peuvent passer au travers de plusieurs cors : Et que cela rend ces cors froids |
215 |
Ce qu'on peut concevoir pour le chaud, et pour le froid |
|
Comment les cors durs peuvent estre eschaufez |
|
D'où vient que l'eau est communement liquide, et comment le froid la rend dure |
|
Comment la glace conserve toujours sa froideur, mesme en esté : Et pourquoy elle ne s'amolist pas peu à peu comme la cire |
216 |
Quelles sont les parties des sels. 227 |
|
Qelles sont les parties des esprits ou eaux de vie |
216 |
Pourquoy l'eau s'enfle en se gelant |
|
Pourquoy elle s'enfle aussi en s'eschaufant |
217 |
Pourquoy l'eau bouillie se gele plutost que l'autre |
|
Que les plus petites parties des cors, ne doivent point estre conceuës comme des atomes, mais comme celles qu'on voit à l'œil, |
|
excepté qu'elles sont incomparablement plus petites. Et qu'il n'est point besoin de rien rejeter de la Philosophie ordinaire |
|
pour entendre ce qui est en ce traité |
|
|
|
Discours second. Des vapeurs et des exhalaisons |
|
Comment le soleil fait monter en l'air plusieurs des petites parties des cors terrestres |
218 |
Quelles sont les vapeurs |
219 |
Quelles sont les exhalaisons |
|
Qu'il monte en l'air beaucoup moins d'exhalaisons que de vapeurs |
|
Comment les plus grossières exhalaisons sortent des cors terrestres |
|
Pourquoy l'eau estant convertie en vapeur occupe incomparablement plus d'espace qu'auparavant |
220 |
Comment les mesmes vapeurs peuvent estre plus ou moins pressées |
221 |
D'où vient qu'on sent quelquefois en esté une chaleur plus estouffante que de coustume |
222 |
Comment les vapeurs sont plus ou moins chaudes, ou froides |
|
Pourquoy l'haleine se sent plus chaude quand on souffle ayant la bouche fort ouverte, que si on l'a presque fermée |
223 |
Pourquoy les vens impétueux sont toujours froids |
|
Comment les vapeurs sont plus ou moins transparentes |
|
Pourquoy nostre haleine se voit mieux l'hyver que l'esté |
|
Que souvent il y a dans l'air le plus de vapeurs, lorsqu'on les y voit le moins |
224 |
Comment les mesmes vapeurs sont plus ou moins humides ou seiches : Et comment une mesme se peut dire, en divers sens, |
|
plus seiche, et plus humide qu'une autre |
|
Quelles sont les diverses natures des Exhalaisons |
|
Comment elles se demeslent et séparent des vapeurs |
225 |
|
|
Discours troisiesme. Du sel |
|
Quelle est la nature de l'eau salée : Et que les parties de l'eau sont telles qu'il a esté dit |
226 |
Pourquoy les cors mouillez d'eau sont plus aysez à seicher, que ceux qui sont mouillez d'huile |
|
Pourquoy le sel a un goust si différent de celuy de l'eau douce |
227 |
Pourquoy les chairs se conservent estant salées |
|
Pourquoy le sel les durcist |
|
Pourquoy l'eau douce les corrompt |
|
Pourquoy l'eau salée est plus pesante que l'eau douce |
|
Pourquoy neanmoins le sel ne se forme que sur la superficie de l'eau de la mer |
228 |
Que les parties du sel commun sont droites et esgalement grosses par les deux bouts |
|
Comment elles s'arrengent estant meslées avec celles de l'eau douce |
|
Que les parties de l'eau salée se meuvent plus viste que celles de l'eau douce |
|
Pourquoy le sel est aysement fondu par l'humidité. Et pourquoy en certaine quantité d'eau il ne s'en fond que jusques à certaine quantité |
|
Pourquoy l'eau de la mer est plus transparente que celle des rivières |
229 |
Pourquoy elle cause des refractions un peu plus grandes |
|
Pourquoy elle ne se gele pas si aysement |
|
Comment on peut faire geler de l'eau en esté avec du sel, et pourquoi |
|
Pourquoy le sel est fort fixe et l'eau douce fort volatile |
|
Pourquoy l'eau de la mer s'adoucist en passant au travers du sable |
230 |
Pourquoy l'eau des fontaines et des rivieres est douce |
|
Pourquoy les rivieres entrant dans la mer ne l'empeschent point d'estre salée ny ne la rendent plus grande |
|
Pourquoy la mer est plus salée vers l'Équateur que vers les poles |
231 |
D'où vient que l'eau de la mer est moins propre à esteindre les embrasemens que celle des rivieres |
|
D'où vient qu'elle estincelle la nuit estant agitée |
|
Pourquoy ny la saumure, ny l'eau de mer qui est trouble et corrompue, n'estincellent point en cete sorte |
232 |
Pourquoi l'eau de la mer estincelle plus quand il fait chaud, que quand il fait froid |
|
Pourquoy toutes ses vagues, ny toutes ses gouttes, n'estincellent pas esgalement |
|
Pourquoy on retient l'eau en des fosses au bord de la mer, pour faire le sel |
|
Pourquoy il ne s'en fait qu'en tems chaud et sec |
|
Pourquoy la superficie des liqueurs est fort unie |
|
Pourquoy la superficie de l'eau est plus malaisée à diviser que le dedans |
233 |
Comment les parties du sel vienent floter au dessus de l'eau |
|
Pourquoy la baze de chasque grain de sel est quarrée |
234 |
Pourquoy cete baze quarrée paroist à l'œil toute plate, et neanmoins est un peu courbée |
235 |
Comment le reste de chasque grain de sel se bastit sur cete baze |
|
Pourquoy ces grains sont creux au milieu |
|
Pourquoy leur superieure partie est plus large que leur baze |
236 |
Que c'est qui peut rendre leur baye plus grande ou plus petite |
236 |
Pourquoy le sel va quelquefois au fonds de l'eau sans se former en grains au dessus |
|
Ce qui fait que le tallu des 4 costés de chasque grain est plus ou moins grand : Et pourquoy ils sont quelquefois en eschelons |
|
Pourquoy les querres de ces quatre costez: ne sont ny fort ayguës, ny fort unies |
|
Et pourquoy les grains de sel s'y fendent plus qu'ailleurs |
|
Pourquoy la concavité de chasque grain est plutost ronde que quarrée |
|
Pourquoy ces grains estant entiers petillent dans le feu ; Et ne petillent point estant pilez |
237 |
D où vient l'odeur du sel blanc, et la couleur du sel noir |
|
Pourquoy le sel est friable |
|
Pourquoy il est blanc, ou transparent |
|
Pourquoy il se fond plus aysement estant entier, qu'estant pulverisé et seiché |
|
D'où vient la grande difference qui est entre ses parties et celles de l'eau douce |
|
Pourquoy les unes et les autres sont rondes |
238 |
Comment se fait l'huyle de sel |
|
Pourquoi cete huile a un goust aigre qui differe fort de celuy du sel |
|
|
|
Discours quatriesme. Des vens |
|
Que c'est que le vent |
239 |
Comment il se fait en une .Æolipile |
|
Comment il se fait en l'air : Et en quoi il differe de celuy d'une Æolipile |
240 |
Que ce sont principalement les vapeurs qui causent les vens; Mais non pas elles seules qui les composent |
241 |
Pourquoy la cause des vens doit estre attribuée aux vapeurs, et non pas aux exhalaisons |
242 |
Pourquoy les vens orientaux sont plus secs que les occidentaux |
243 |
Pourquoy c'est principalement le matin que soufflent les vens d'orient, et le soir que soufflent ceux d'occident |
|
Que ce vent d'orient est plus fort, que celuy d'occident qui vient de la mesme cause |
244 |
| Pourquoi le vent du Nord souffle plus le jour que la nuit |
|
Pourquoy il souffle plutost de haut en bas que de bas en haut |
|
Pourquoi il est ordinairement plus violent que les autres |
|
Pourquoi il est fort froid, et fort sec |
245 |
Pourquoy le vent de midy regne plus la nuit que le jour |
|
Pourquoy il vient de bas en haut |
|
Pourquoy il est ordinairement plus lent, et plus foible que les autres |
246 |
Pourquoy il est chaud et humide |
|
Pourquoy vers le mois de Mars les vens sont plus secs qu'en aucune autre saison |
|
Pourquoy les changemens d'air sont aussy alors plus subits et plus frequens |
|
Quels sont les vens que les anciens nommoient les Ornithies |
247 |
Quels sont les Etesies |
|
Comment la difference qui est entre la mer et la terre contribuë à la production des vens |
|
Pourquoy souvent aux bords de la mer le vent vient le jour du costé de l'eau, et la nuit du costé de la terre |
248 |
Pourquoy les Ardans conduisent les voyasgeurs vers les eaux |
|
Pourquoy les vens changent souvent aux costes de la mer avec ses flus et reflus |
|
Pourquoy les mesmes tempestes ont coustume d'estre plus violentes sur mer que sur terre |
|
Comment un mesme vent peu estre sec en un pais, et humide en l'autre |
|
Pourquoy les vens de midy sont secs en Egipte ; Et pourquoy il n'y pleut que rarement |
|
Comment et combien les astres contribuent à la production des Meteores |
|
Comment y contribué aussy la diversité qui est entre les parties de la terre |
249 |
D'où vient l' irregularité et la multitude des vens particuliers et combien il est difficile de les predire |
|
Que les vens generaux sont plus aises à predire : Et pourquoy il y en a moins d'irreguliers au milieu des grandes mers que vers la terre |
|
Que la plus part des changemens de l'air dependent des vens |
250 |
Comment l'air ne laisse pas d' estre quelquefois froid ou sec, lorsqu'il souffle un vent qui est chaud ou humide |
|
Que le cours que prenent les vapeurs dans la terre contribuë aussy aux changemens de l'air |
|
|
|
Discours cinquiesme. Des nuës |
|
Quelle difference il y a entre les nuës, les vapeurs, et les brouillas |
251 |
Que les nuës ne sont composées que de gouttes d'eau, ou de parcelles de glace |
|
Pourquoy les nués ne sont pas transparentes |
|
Comment les vapeurs se changent en gouttes d'eau dans les nuës |
|
Pourquoy ces gouttes sont exactement rondes |
252 |
Que c'est qui rend ces gouttes grosses ou petites |
253 |
Comment les vapeurs se changent en parcelles de glace dans les nuës |
254 |
D'où vient que ces parcelles de glace sont quelquefois rondes et transparentes, quelquefois longues et deliées, et quelque fois rondes et blanches |
|
D'où vient que ces dernieres sont couvertes de petits poils : Et que c'est qui les rend plus grosses ou plus petites, |
|
et ces poils plus forts et plus courts, ou plus deliez et plus longs |
|
Que le froid seul ne suffit pas pour convertir les vapeurs en eau ou en glace |
255 |
Quelles sont les causes qui assemblent les vapeurs en nuës |
|
Quelles sont les causes qui les assemblent en brouillas |
|
D'où vient qu'il y a plus de brouillas au printems qu'aux autres saisons : Et plus aux Lieux marescageux ou maritimes, |
|
que loin des eaux ou loin de la terre |
|
Que les plus grans brouillas, ou les plus grandes nuës, se font par l'opposition de deux ou plusieurs vens |
256 |
Que les gouttes d'eau ou parcelles de glace qui composent les brouillas ne peuvent estre que tres petites |
|
Qu'il ne peut y avoir de vent où sont les brouillas, qu'il ne les dissipe promptement |
|
Qu'il y a souvent plusieurs nuës l'une sur l'autre : Et plus aux pais de montaignes qu'ailleurs |
|
Que les hautes nuës ne sont ordinairement composées que de parcelles de glace.257, 265 |
257 |
Que les vens pressent et polissent les superficies des nuës, et les rendent plates |
257 |
Que ces superficies estant plates, les petits pelotons de glace qui les composent s'y arrengent en telle sorte |
|
que chascun en a six autres qui l'environnent |
258 |
Comment deux vens prenent leur cours l'un plus haut que l'autre, et polissent les superficies du dessous et du dessus des nuës |
|
Que les superficies du circuit des nuës ne se polissent point pour cela, et sont ordinairement fort irregulieres |
259 |
Comment il s'assemble souvent au dessous des nuës plusieurs feuilles ou superficies composées de parcelles de glace, |
|
Que souvent ces feuilles, ou superficies, se meuvent separement l'une de l'autre |
260 |
Qu'il peut y avoir des nuës qui ne soient composées que de telles feuilles |
|
Que les gouttes d'eau peuvent aussy s'arrenger dans les nuës, en mesme façon que les parcelles de glace |
|
Comment quelquefois le circuit des plus grandes nuës s'arondist, et mesme peut se couvrir d'une superficie de glace assez espaisse, |
261 |
sans que sa pesanteur les face tomber.261, 319 |
|
|
|
Discours sixiesme. De la neige, de la pluie, et de la gresle |
|
Comment les nuës se soustienent en l'air |
262 |
Comment la chaleur, qui a coustume de rarefier les autres cors condense les nuës |
263 |
Comment les parcelles de glace qui composent les nuës, s'entassent en divers flocons |
|
Comment ces flocons se grossissent et tombent en neige, ou en pluie, ou en gresle |
264 |
Pourquoy la gresle est quelquefois toute transparente et toute ronde |
|
Ou seulement un peu plus plate d'un costé que d'autre.264, 268 |
264 |
Comment se fait la plus grosse gresle qui est d'ordinaire cornue et irreguliere |
264 |
Pourquoy on sent quelquefois plus de chaleur qu'à l'ordinaire dans les maisons |
265 |
Pourquoy la plus grosse gresle estant transparente en sa superficie, est toute blanche et composée de neige au dedans |
|
D'où vient que cete grosse gresle ne tombe gueres que l'esté |
|
Comment se fait la gresle qui est blanche comme du sucre |
|
Pourquoy ses grains sont quelquefois assez ronds et plus durs en leurs superficies que vers leurs centres |
|
Pourquoy ils sont quelquefois pointus et ont la figure d'une pyramide ou d'un pain de sucre |
|
Comment les petites parties de la neige prenent la figure de roues ou estoiles qui ont chascune six pointes |
266 |
D'où vient qu'il tombe aussy quelquefois de petits grains de gresle tous transparens, qui ont autour de soy six pointes toutes blanches |
268 |
D'où vient qu'il tombe aussy de petites laines transparentes, qui sont hexagones |
269 |
Et d'autres qui semblent des roses, ou des roues d'horologe qui ont seulement six dens arondies en demi-cercle |
271 |
Pourquoy quelques unes de ces roues ont un petit point blanc au milieu |
272 |
D'où vient quelles sont quelquefois jointes deux à deux par un aissieu ou une petite colomne de glace : |
|
Et d'ou vient que l'une de celles qui sont ainsi jointes est quelquefois plus grande que l'autre |
|
Pourquoy il tombe quelquefois de petites estoiles de glace qui ont douze rayons.272, 274 |
274 |
Pourquoy il en tombe aussy, bienque fort rarement, qui en ont huit |
|
Pourquoy les unes de ces estoiles sont blanches, et les autres transparentes. Et les rayons des unes sont courts et ronds en forme de dens ; |
|
les autres longs et pointus, et souvent divisez en plusieurs branches, qui representent des plumes, ou des feuilles de fougere, ou des fleurs de lys |
275 |
Comment ces estoiles de glace descendent des nuës |
|
Pourquoy lorsqu'elles tombent en tems calme elles ont coustume d'estre suivies de plus de neige, mais que ce n'est pas le mesme quand il fait vent |
276 |
Comment la pluie descend des nuës : Et que c'est qui rend ses gouttes grosses ou menues |
|
D'où vient qu'il commence quelquefois à pleuvoir avant mesme que l'air soit couvert de nuës |
277 |
Comment les brouillas tombent en rozée ou gelée blanche. Et que c'est que le Serein |
|
D'où vienent la manne, et les autres tels sucs : Et pourquoy quelques uns s'attachent à certains cors plutost qu'à d'autres |
278 |
Pourquoy si les brouillars montent le matin, et que la rozée ne tombe point, c'est signe de pluie |
|
Pourquoy si le soleil luit au matin lorsqu'il y a des nuës en l'air, c'est aussy signe de pluie |
|
Pourquoy tous les signes de pluie sont incertains |
279 |
|
|
Discours septiesme. Des tempestes, de la foudre, et de tous les autres feux qui s'allument en l'air |
|
Comment les nuës en s'abaissant peuvent causer des vens fort impetueux |
280 |
D'où vient que les fortes pluies sont souvent precedées par un tel vent |
|
Pourquoy les hirondelles volent fort bas avant la pluie |
|
D'où vient qu'on voit quelquefois tournoyer les cendres ou les festus au coin du feu dans les cheminées |
|
Comment se font les tempestes nommées des travades |
281 |
Comment s'engendrent ces feux qui s'attachent aux mats des navires sur la fin des grandes tempestes |
282 |
Pourquoy les anciens voyant deux de ces feux les prenoient pour un bon augure; Et en voyant un, ou trois, pour un mauvais |
|
Pourquoi on en voit maintenant quelquefois jusques à 4 ou 5 sur un mesme vaisseau |
|
Quelle est la cause du tonnere |
283 |
Pourquoy il tonne plus rarement l'hiver que l'esté |
284 |
Pourquoi, lorsqu'apres un vent septentrional on sent une chaleur moite et estoufante, c'est signe de tonnerre |
|
Pourquoy le bruit du tonnerre est fort grand et d'où vienent toutes les differences qu'on y remarque |
|
En quoy consistent les differences des esclairs des tourbillons et de la foudre: Et comment s'engendrent les esclairs |
|
Pourquoy il esclaire quelquefois sans qu'il tonne, ny qu'on voye de nuës en l'air; |
|
Et pourquoi il tonne quelquefois sans qu'il esclaire |
285 |
Comment s'engendrent les tourbillons |
|
Comment s'engendre la foudre |
286 |
D'où vient que la foudre peut brusler les habits sans nuire au cors, ou au contraire fondre l'espée sans gaster le fourreau, et choses semblables |
|
Comment la matiere de la foudre se peut convertir en une pierre |
|
Pourquoi elle tombe plutost sur les pointes des tours ou des rochers que sur les lieux bas |
|
Pourquoi chasque coup de tonnerre est souvent suivi d'une ondée de pluie; Et pourquoi le tonnerre se passe |
|
lorsque cete pluie vient fort abondante |
287 |
Pourquoi le bruit des cloches ou des canons diminue la force du tonnerre |
|
Comment s'engendrent les estoiles ou boules de feu qui tombent quelquefois du ciel, sans tonnerre ny pluie |
288 |
Comment il peut quelquefois pleuvoir du lait, du sang, du fer, des pierres, ou choses semblables |
|
Comment s'engendrent les estoiles de feu qui semblent traverser le ciel ; Et les ardans qui errent proche de la terre ; |
|
Et les feux qui s'attachent aux crins des chevaux ou aux pointes des piques |
|
Pourquoi ces feux ont fort peu de force; Et pourquoy au contraire celuy de la foudre en a beaucoup |
289 |
Que les feux qui s'engendrent au bas de l'air peuvent durer assez long tems : mais que ceux qui s'engendrent plus haut se doivent |
|
esteindre fort promptement; Et que par consequent, ny les Cometes, ny les chevrons qui semblent de feu, ne sont point de tels feux |
|
Comment on peut voir des lumieres et des mouvemens dans les nuës qui representent des combats, et soient pris par le peuple pour des prodiges |
290 |
Comment on peut aussy voir le soleil pendant la nuit.290,323 |
|
|
|
Discours huitiesme . De l'arc-en-ciel |
|
Que ce n'est point dans les vapeurs, ny dans les nuës, mais seulement dans les gouttes de la pluie que se forme l'arc-en-ciel |
291 |
Comment on peut considerer ce qui le cause dans une fiole de verre toute ronde, et pleine d'eau |
|
Que l'intérieur est causé par des rayons qui parvienent à l'œil apres deux refractions et une reflexion; Et l'exterieur par des rayons |
|
qui n'y parvienent qu'apres deux refractions et deux reflexions, Ce qui le rend plus foible que l'autre |
|
Comment par le moyen d'un prisme ou triangle de cristal on voit les mesmes couleurs qu'en arc-en-ciel |
295 |
Que ny la figure des cors transparens, ny la reflexion des rayons, ny la pluralité de leurs refractions ne servent point à la production de ces couleurs |
|
Que rien n'y sert qu'une refraction, et la lumiere, et l'ombre qui limite cete lumiere |
296 |
D'où vient la diversité qui est entre ces couleurs |
|
En quoy consiste la nature du rouge, et celle du jaune, qu'on voit par le moyen de ce prisme de cristal; Et enquoy celle du verd et celle du bleu |
|
Comment il se mesle de l'incarnat avec ce bleu qui en compose du violet |
300 |
Enquoy consiste la nature des couleurs que font paroistre les autres objets: Et qu'il n'y en a point de fausses |
|
Comment sont produites celles de l'arc-en-ciel: Et comment il s'y trouve de l'ombre qui limite la lumiere |
301 |
Pourquoy le demi diametre de l'arc interieur ne doit point estre plus grand que de 42 degrez; Ny celuy de l'exterieur plus petit que de 51 |
|
Pourquoy le premier est plus limité en sa superficie exterieure qu'en l'interieure; et le second tout au contraire |
302 |
Comment tout cecy se demonstre exactement par le calcul |
|
Que l'eau estant chaude sa refraction est un peu moindre, et qu'elle cause l'arc interieur un peu plus grand, et l'exterieur plus petit, |
|
que lorsquelle est froide |
305 |
Comment on demonstre que la refraction de l'eau à l'air est à peu prés, comme 187 à 250. |
|
Et que le demidiametre de l'arc-en-ciel ne peut estre de 45 degrez |
|
Pourquoy c'est la partie exterieure de l'arc interieur qui est rouge; Et l'interieure de l'exterieur |
|
Comment il peut arriver que cet arc ne soit pas exactement rond |
306 |
Comment il peut paroistre renversé |
307 |
Comment il en peut paroistre trois l'un sur l'autre |
|
Comment on peut faire paroistre des signes dans le ciel qui semblent des prodiges |
308 |
|
|
Discours neufiesme. De la couleur des nuës, et des cercles ou couronnes qu'on voit quelquefois autour des astres |
|
Que c'est qui fait paroistre les nuës blanches ou noires |
310 |
Pourquoy ny le verre pilé, ny la neige, ny les nuës un peu espaisses ne sont transparentes |
|
Quels sont proprement les cors blancs: Et pourquoy l'escume, le verre pilé, la neige, et les nuës sont blanches |
311 |
Pourquoy, l'air estant fort serein, le ciel paroist bleu: Et pourquoy il paroist blanc quand l'air est rempli de vapeurs |
|
Pourquoy l'eau de la mer paroist bleue aux lieux où elle est fort claire et fort profonde |
|
Pourquoy souvent lorsque le soleil se couche ou se leve le ciel paroist rouge |
312 |
Pourquoy le matin cete rougeur du ciel presage des vens ou de la pluie; Et le soir elle presage le beautems |
|
Comment se forment les couronnes autour des astres |
|
Qu'elles peuvent estre de plusieurs grandeurs: Et que c'est qui les rend grandes ou petites |
313 |
Pourquoy estant colorées elles sont rouges en dedans, et bleues en dehors |
314 |
Pourquoy il en paroist quelquefois deux l'une autour de l'autre, Et dont l'interieure est la mieux peinte |
315 |
Pourquoy elles ne paroissent point autour des astres qui sont fort bas vers l'horizon |
|
Pourquoy leurs couleurs ne sont pas si vives que celles de l'arc-en-ciel: Et pourquoy elles paroissent plus souvent que luy autour de la lune, |
|
Et mesme se voyent autour des estoiles |
|
Pourquoy d'ordinaire elles ne paroissent que toutes blanches |
|
Pourquoy elles ne peuvent paroistre en des gouttes d'eau, ainsi que l'arc-en-ciel |
|
Quelle est la cause des couronnes qu'on voit quelquefois autour des flambeaux |
316 |
D’où vient qu'on y voit aussy de grands rayons qui s'estendent çà et là en lignes droites |
317 |
Pourquoy ces couronnes sont ordinairement rouges en dehors, et bleues ou blanches en dedans, au contraire de celles qu'on voit autour des astres |
|
Pourquoi les refractions de l'œil ne nous font point tousjours voir des couleurs |
318 |
|
|
Discours dernier. De l'apparition de plusieurs soleils |
|
Comment se forment les nuës qui font paroistre plusieurs soleils |
319 |
Qu'il se fait comme un anneau de glace autour de ces nuës, dont la superficie est assez polie |
320 |
Que cete glace est ordinairement plus espaisse vers le costé du soleil que vers les autres |
|
Que c'est qui la soutient au haut de l'air |
|
Que c'est qui fait paroistre quelquefois dans le ciel un grand cercle blanc qui n'a aucun astre pour son centre |
|
Comment on peut voir jusques à six soleils dans ce cercle blanc: Le premier directement; les deux suivans par refraction; |
|
et les trois autres par reflexion |
|
Pourquoy ceux qu'on voit par refraction ont d'un costé leurs bors peins de rouge, et de l'autre de bleu |
321 |
Pourquoy les 3 autres ne sont que blancs, et ont peu d' esclat |
|
D'où vient qu'on n'en voit quelquefois que 5; Et quelquefois que 4; et quelquefois que trois |
322 |
Pourquoy lorsqu'on n'en voit que trois, il ne paroist quelquefois, au lieu du cercle blanc, qu'une barre blanche qui les traverse |
|
Que le soleil, estant plus haut ou plus bas que ce cercle blanc, ne laisse pas de paroistre à mesme hauteur |
|
Que cela le peut faire voir apres l'heure qu'il est couché : Et avancer ou reculer de beaucoup l'ombre des horologes |
323 |
Comment on peut voir un septiesme soleil au dessus ou au dessous des six precedens |
|
Comment on peut aussy en voir trois l'un sur l'autre. Et pourquoy alors on n'a point coustume d'en voir d'autres à costé |
|
Explication de quelques exemples de ces apparitions, Et entre autres de l'observation des cinq soleils qui ont paru à Rome le 20 Mars 1629 |
324 |
Pourquoi, le sixiesme soleil n'a point paru en cete observation |
327 |
Pourquoy la partie du cercle blanc la plus esloignée du soleil y est representée plus grande qu'elle n'a pû estre |
328 |
D'où vient que l'un de ces soleils avoit une grosse queuë de feu, qui changeoit souvent de figure |
|
D'où vient qu'il paroissoit deux couronnes autour du principal de ces soleils : Et d'où vient qu'il n'en paroist pas tousjours de telles |
|
Que le lieu de ces couronnes n'a rien de commun avec le lieu des soleils qu'on voit à costé du principal |
|
Que le soleil n'est pas tousjours exactement le centre de ces couronnes: Et qu'il peut y en avoir deux l'une autour de l'autre qui aient divers centres |
329 |
Quelles peuvent estre les causes de toutes les autres apparitions extrordinaires, qui appartienent aux Meteores |
330 |
|
|
|
|
LA GÉOMÉTRIE |
|
Table des matières |
|
|
|
Livre premier. Des problesmes qu'on peut construire sans y employer que des cercles et des lignes droites |
|
Comment le calcul d' Arithmetique se rapporte aux operations de Geometrie |
333 |
Comment on peut user de chiffres en Geometrie |
334 |
Comment il faut venir aux Equations qui servent à resoudre les problesmes |
335 |
Quels sont les problesmes plans; Et comment ils se resolvent |
337 |
Exemple tiré de Pappus |
339 |
Response à la question de Pappus |
341 |
Comment on doit poser les termes pour venir à l'Equation en cet exemple |
343 |
Comment on trouve que ce problesme est plan lorsqu'il n'est point proposé en plus de 5 lignes |
346 |
|
|
Livre second. De la nature des lignes courbes |
|
Quelles sont les lignes courbes qu'on peut recevoir en Geometrie |
348 |
La façon de distinguer toutes ces lignes courbes en certains genres : Et de connoistre le rapport qu'ont tous leurs poins à ceux des lignes droites |
351 |
Suite de l'explication de la question de Pappus mise au livre precedent |
355 |
Solution de cete question quand elle n'est proposée qu'en 3 ou 4 lignes |
356 |
Demonstration de cete solution |
362 |
Quels sont les lieux plans et solides et la façon de les trouver tous |
363 |
Quelle est la premiere et la plus simple de toutes les lignes courbes qui servent à la question des anciens quand elle est proposée en cinq lignes |
365 |
Quelles sont les lignes courbes qu'on descrit en trouvant plusieurs de leurs poins qui peuvent estre receuës en Geometrie |
368 |
Quelles sont aussy celles qu'on descrit avec une chorde, qui peuvent y estre receuës |
369 |
Que pour trouver toutes les proprietez des lignes courbes, il suffit de scavoir le rapport qu'ont tous leurs poins à ceux des lignes droites |
|
et la façon de tirer d'autres lignes qui les coupent en tous ces poins à angles droits |
|
Façon generale pour trouver des lignes droites qui couppent les courbes données, ou leurs contingentes à angles droits |
370 |
Exemple de cete operation en une Ellipse: Et en une parabole du second genre |
371 |
Autre exemple en une ovale du second genre |
372 |
Exemple de la construction de ce problesme en la conchoide |
378 |
Explication de 4 nouveaux genres d'Ovales qui servent à l'Optique |
379 |
Les proprietez de ces Ovales touchant les reflexions et les refractions |
384 |
Demonstration de ces proprietez |
386 |
Comment on peut faire un verre autant convexe ou concave en l'une de ses superficies, qu'on voudra, |
|
qui rassemble à un point donné tous les rayons qui vienent d'un autre point donné |
388 |
Comment on en peut faire un qui face le mesme, et que la convexité de l'une de ses superficies ait la proportion donnée |
|
avec la convexité ou concavité de l'autre |
391 |
Comment on peut rapporter tout ce qui a esté dit des lignes courbes descrites sur une superficie plate, à celles qui se descrivent |
|
dans un espace qui a 3 dimensions, ou bien sur une superficie courbe |
|
|
|
Livre troisiesme . De la construction des problesmes solides, ou plusque solides |
|
De quelles lignes courbes on peut se servir en la construction de chasque problesme |
395 |
Exemple touchant l'invention de plusieurs moyenes proportionelles |
|
De la nature des Equations |
397 |
Combien il peut y avoir de racines en chasque Equation |
|
Quelles sont les fausses racines |
|
Comment on peut diminuër le nombre des dimensions d'une Equation, lorsqu'on connoist quelqu'une de ses racines |
|
Comment on peut examiner si quelque quantité donnée est la valeur d'une racine |
398 |
Combien il peut y avoir de vrayes racines en chasque Equation |
|
Comment on fait que les fausses racines devienent vrayes, et les vrayes fausses |
|
Comment on peut augmenter ou diminuër les racines d'une Equation |
399 |
Qu'en augmentant ainsi les vrayes racines on diminuë les fausses, ou au contraire |
400 |
Comment on peut oster le second terme d'une Equation |
|
Comment on fait que les fausses racines devienent vrayes sans que les vrayes devienent fausses |
401 |
Comment on fait que toutes les places d'une Equation soient remplies |
402 |
Comment on peut multiplier ou diviser les racines d'une Equation |
403 |
Comment on oste les nombres rompus d'une Equation |
|
Comment on rend la quantité connüe de l'un des termes d'une Equation esgale à telle autre qu'on veut |
|
Que les racines tant vraies que fausses peuvent estre reelles ou imaginaires |
404 |
La reduction des Equations cubiques lorsque le problesme est plan |
|
La façon de diviser une Equation par un binome qui contient sa racine |
405 |
Quels problesmes sont solides lorsque l'Équation cubique |
406 |
La reduction des Equations qui ont quatre dimensions lorsque le problesme est plan. Et quels sont ceux qui sont solides |
|
Exemple de l'usage de ces reductions |
409 |
Regle generale pour reduire toutes les Equations qui passent le quarré de quarré |
411 |
Façon generale pour construire tous les problesmes solides reduits à une Equation de trois ou quatre dimensions |
|
L'invention de deux moyenes proportionelles |
417 |
La division de l'angle en trois |
418 |
Que tous les problesmes solides se peuvent reduire à ces deux constructions |
419 |
La façon d'exprimer la valeur de toutes les racines des Equations cubiques: Et en suite de toutes celles qui ne montent que jusques au |
|
quarré de quarré |
421 |
Pourquoi les problesmes solides ne peuvent estre construits sans les sections coniques, ny ceux qui sont plus composés |
422 |
sans quelques autres lignes plus composées |
|
Façon generale pour construire tous les problesmes reduits à une Equation qui n'a point plus de six dimensions |
423 |
L'invention de quatre moyenes proportionelles |
430 |