LEMERCIER DE LA RIVIÈRE |
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L'ORDRE NATUREL ET ESSENTIEL DES SOCIÉTÉS POLITIQUES |
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Chapitres I à XI |
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Discours Préliminaire |
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Sommaire de la premiere Partie, contenant la théorie de l’Ordre |
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CHAPITRE PREMIER |
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La maniere dont l’Homme est organisé prouve qu’il est destiné par la nature à vivre en société |
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Nécessité physique de la réunion des Hommes en société. Elle est nécessaire à la réproduction des subsistances |
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et par conséquent à la multiplication des Hommes, qui est dans les vues du Créateur |
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Nos affections sociales prouvent que nous sommes destinés par la nature à vivre en société |
15 |
Seconde preuve tirée de la perfection et de l’étendue que notre intelligence acquiert en société |
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Notre intelligence nous survit; et par son moyen la société se perpétue entre les Hommes vivants et les morts |
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Le premier et le dernier âge de notre vie, troisieme preuve que nous sommes destinés à vivre en société |
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Dans l’Homme deux mobiles, l’appétit des plaisirs et l’aversion de la douleur; quatrieme preuve |
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Ce qu’on doit entendre par l’appétit des plaisirs et l’aversion de la douleur |
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Les affections sociales supérieures en forces aux sensations purement physiques |
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L’appétit des plaisirs ne peut être satisfait qu’en société |
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Rapports entre nos besoins physiques et l’ordre physique des reproductions; cinquieme preuve que nous sommes |
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destinés à vivre en société |
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L’institution de la société est d’une nécessité physique, et fait partie du plan général de la création |
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CHAPITRE II |
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Premiere source du juste et de l’injuste absolus : en quoi ils consistent; leurs rapports avec la nécessité |
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physique de la société; droits et devoirs dont la nécessité et la justice sont absolues. Origine de la propriété |
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personnelle et de la propriété mobiliaire; ce qu’elles sont; leurs rapports avec l’inégalité des conditions |
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parmi les Hommes. Axiome qui renferme tout le Juste absolu |
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La connoissance de la nécessité physique de la société, nous conduit à la connoissance du juste absolu |
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Définition du juste absolu; ses rapports avec la société |
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Pourquoi nommé absolu, quoiqu’il ne soit que dans le relatif |
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Nécessité absolue constitue le juste absolu |
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Devoirs et droits naturels et primitifs des Hommes, source du juste absolu |
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Ces devoirs et ces droits consistent dans la propriété exclusive de son individu |
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De cette premiere propriété personnelle exclusive naît la propriété mobiliaire exclusive |
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Ce que c’est que cette seconde propriété |
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Nécessité absolue de ces droits de propriété; leurs rapports avec le juste absolu |
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Devoirs qui dans chaque homme sont d’une nécessité absolue |
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L’Homme ne peut avoir des droits que par rapport aux autres hommes |
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Définition d’un droit |
26 |
Le juste absolu simplifié : droits qu’il établit |
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Devoirs qui en résultent |
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Axiome, point de devoirs sans droits, et point de droits sans devoirs |
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L’inégalité des conditions tient au juste absolu et à l’ordre physique |
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Cette inégalité peut être exagérée par des abus étrangers à l’ordre |
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Voyez les pages sur l’inégalité des conditions |
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CHAPITRE III |
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Formation des sociétés particulieres; comment elles sont d’une nécessité physique. Institution et nécessité |
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physique de la propriété fonciere, des loix conséquentes à cette propriété, et d’une autorité tutélaire pour |
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en assurer l’observation. Premieres notions du juste absolu considéré dans les sociétés particulieres |
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Comment la somme des droits et celle des devoirs se servent mutuellement de mesure dans ces sociétés |
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Fondement naturel et unique de la véritable grandeur des Rois |
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Origine des sociétés particulieres |
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Nécessité physique de la propriété fonciere |
30-31 |
Elle est la cause de la formation des sociétés particulieres |
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Conditions essentielles à l’existence des sociétés particulieres |
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Nécessité physique d’une autorité tutélaire |
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La connoissance du juste absolu se développe en même temps que celle de nos besoins |
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Comme les devoirs et les droits se balancent mutuellement et nécessairement |
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Droits qui résultent des nouveaux devoirs contractés en société |
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Cet équilibre est le même dans les devoirs et les droits du dépositaire de l’autorité tutélaire |
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La nécessité de cet équilibre est le fondement inébranlable de la véritable grandeur des Rois |
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CHAPITRE IV |
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Premiers principes de l’ordre essentiel des sociétés particulieres. Définition de cet ordre essentiel |
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Il est tout entier renfermé dans les trois branches du droit de propriété. Sans cet ordre les Sociétés |
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particulieres ne pourroient répondre aux vues de l’Auteur de la nature, et remplir l’objet de leur institution |
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Cet objet est de procurer au genre humain le plus grand bonheur et la plus grande multiplication possibles |
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Evidence d’un ordre social essentiel |
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Ce que c’est que cet ordre essentiel |
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L’objet ultérieur de cet ordre est le bonheur et la multiplication des hommes |
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La multiplication des productions est son objet immédiat, comme moyen nécessaire au bonheur et à la |
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multiplication des hommes |
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L’ordre physique rend cet objet évident |
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Crimes énormes de ceux qui veulent s’écarter de ce même ordre |
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Le bonheur et la multiplication des hommes sont deux vues inséparables l’une de l’autre dans le systême de la nature |
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La multiplication des hommes ajoûte à leur bonheur |
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Définition de l’ordre essentiel des sociétés |
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Premiere idée de la simplicité de cet ordre |
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Il consiste entiérement dans le droit de propriété |
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Preuves sommaires de cette vérité |
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CHAPITRE V |
43 |
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De la liberté sociale; en quoi elle consiste; elle n’est qu’une branche du droit de propriété |
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Simplicité de l’ordre social par rapport à la liberté. Ses rapports nécessaires avec l’ordre physique de |
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notre constitution et de la reproduction. Nécessité dont elle est à l’intérêt général d’une société |
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Le droit de propriété seroit nul sans la liberté de l’exercer |
43 |
Droit de propriété n’est que le droit de jouïr |
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Il ne peut exister sans la liberté de jouïr |
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La liberté ne peut aussi avoir lieu sans le droit; elle le suppose nécessairement |
44 |
Ce que c’est que la liberté sociale |
45 |
Nécessité dont elle est à l’abondance des productions |
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Ses rapports avec notre constitution physique |
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Définition de la liberté sociale |
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Elle prouve la simplicité de l’ordre social |
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Preuves sommaires de la fausseté des systêmes contraires au maintien de la liberté |
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Nécessité de la liberté pour l’intérêt commun du corps social |
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Faux systême sur l’intérêt général de l’État : en quoi consiste cet intérêt |
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Rapports de cet intérêt général, avec la plus grande liberté possible |
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CHAPITRE VI |
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Essence, origine et caractere de l’ordre social; il est une branche de l’ordre naturel qui est physique |
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Il est exclusif de l’arbitraire. L’ordre naturel et essentiel de la société est simple, évident et immuable |
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Il constitue le meilleur état possible de la société, celui de chacun de ses membres en particulier |
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mais singulierement du Souverain et de la Souveraineté; il renferme ainsi en lui-même les moyens de sa conservation |
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L’ordre naturel et essentiel des sociétés est une branche de l’ordre physique |
48 |
Ses caracteres principaux sont de n’avoir rien d’arbitraire, d’être simple, évident, immuable, et le plus avantageux |
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au genre humain |
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Il ne faut pas le confondre avec l’ordre surnaturel |
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Définition de l’ordre naturel |
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Tout est physique dans la nature et dans l’ordre social |
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Par la raison qu’il est physique, il est immuable, et n’a rien d’arbitraire |
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Preuve de sa simplicité et de son évidence |
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Il ne faut chercher l’ordre social que dans l’ordre physique |
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La connoissance évidente de l’ordre physique conduit nécessairement à l’établissement de l’ordre social essentiel |
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Preuve qu’il est le plus avantageux au genre humain |
50 |
Comment il constitue le meilleur état possible de tous ceux qui vivent en société |
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Il procure au corps de la société la plus grande sureté politique possible |
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Cet ordre est le plus avantageux possible aux Souverains personnellement |
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Il l’est aussi pour la Souveraineté |
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Considération importante sur les avantages qu’il procure au Souverain personnellement et à la Souveraineté |
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Il forme le lien qui tient les sujets unis au Souverain |
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Il rend personnelles au Souverain toutes les forces de la nation |
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Dans un gouvernement opposé à cet ordre, la force du Souverain n’est qu’empruntée; il est étranger dans la nation |
53 |
L’ordre social se suffit à lui-même pour se perpétuer, preuve qu’il n’est qu’une branche de l’ordre naturel et universel |
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CHAPITRE VII |
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Suite du Chapitre précedent : exposition sommaire de la théorie de l’ordre. Simplicité et évidence, non-seulement de |
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ses principes, mais encore de leurs conséquences. La connoissance des premiers principes de l’ordre nous suffit pour |
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que toute pratique qui contredit une seule de ses conséquences, soit pour nous un désordre évident |
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Simplicité et évidence de l’ordre naturel et essentiel des sociétés vu dans ses premiers principes |
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Il est fait pour être saisi par les intelligences les plus bornées |
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Il dérive naturellement et en entier de la propriété personnelle |
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Simplicité et évidence de l’ordre vu dans les conséquences résultantes de ses premiers principes |
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Enchaînement évident de ces conséquences; leur nécessité absolue |
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Toute contravention à l’ordre devient nécessairement évidente pour ceux qui ont les premieres notions de l’ordre |
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CHAPITRE VIII |
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Des moyens nécessaires pour établir l’ordre et le perpétuer; ils sont tous renfermés dans une connoissance suffisante |
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de l’ordre. L’évidence est le premier caractere de cette connoissance, et sa publicité est le second. Nécessité de |
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l’instruction publique, des livres doctrinaux dans ce genre, et de la plus grande liberté possible dans l’examen et |
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la contradiction |
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Il suffit que l’ordre soit connu pour qu’il s’établisse et se perpétue nécessairement |
62 |
Caracteres de la connoissance de l’ordre : le premier est qu’elle soit explicite et évidente |
63 |
Preuve qu’une connoissance explicite et évidente de l’ordre est la seule qui puisse être propre à l’établir |
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Point de milieu entre l’évidence et la simple opinion qui nous jette dans l’arbitraire |
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Point de milieu entre le doute et la certitude, laquelle ne peut exister sans tenir médiatement ou immédiatement |
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à l’évidence |
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Le second caractere de la connoissance de l’ordre est la publicité |
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Cette publicité est ce qui rend sa force socialement dominante |
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Cette domination est despotique sans aucune violence |
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Comment la connoissance évidente de l’ordre peut acquérir la publicité: nécessité de l’instruction publique |
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L’instruction ne peut être trop publiquement répandue |
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Nécessité des livres doctrinaux dans ce genre |
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Utilité de la liberté dans la contradiction à ce sujet |
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Pourquoi cette liberté est sans aucun inconvénient |
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La force intuitive et déterminante de l’évidence n’a nul besoin des secours de la force physique |
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CHAPITRE IX |
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Suite du Chapitre précédent. De l’évidence; définition de l’évidence; ses caracteres essentiels et ses effets |
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Evidence des arguments qui prouvent la nécessité de la plus grande liberté possible dans l’examen et la discussion |
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de l’évidence. Force de l’opinion : ses dangers dans un état d’ignorance |
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Définition de l’évidence |
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Caracteres essentiels qui la distinguent de la prévention. Elle est à l’épreuve de tout examen |
71 |
Un examen suffisant établit l’évidence, et détruit la prévention |
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Conséquences évidentes de ces vérités : nul inconvénient dans la liberté d’examiner et de contredire l’évidence |
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Nécessité de cette liberté : sans elle, point d’examen suffisant |
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Cette liberté rend nécessaire notre soumission à l’ordre |
72 |
Application de ces vérités à l’évidence de l’ordre social |
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Les mêmes vérités rapprochées des effets que l’évidence produit sur nous : conséquences qui en résultent |
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Ce que c’est qu’une chose évidente |
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La nécessité d’un examen suffisant mise en axiomes |
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Nous avons une tendance naturelle vers l’évidence |
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Cette tendance est liée avec les deux mobiles qui sont en nous |
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L’évidence est faite pour donner la paix à la terre |
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Dangers de ce qu’on appelle l’opinion, dans un état d’ignorance |
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Force despotique de l’opinion |
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L’ignorance : source de tous les maux. L’évidence : source de tous les biens. Conséquences |
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Sommaire de la seconde Partie, contenant l’exposition de l’Ordre mis en pratique |
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CHAPITRE X |
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De la forme essentielle de la société. Ses rapports avec la théorie de l’ordre essentiel. Elle consiste en trois |
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classes d’institutions sociales. Objets que renferme chacune de ces trois classes. Nécessité de développer les |
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rapports des deux premieres, dont l’une est l’institution des loix, et la seconde, l’institution d’une autorité tutélaire |
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De la forme essentielle de la société |
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Les principes de l’ordre la déterminent |
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Définition de cette forme essentielle |
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Elle est toute renfermée dans trois classes d’institutions sociales |
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Ce qu’elles sont |
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Objets renfermés dans l’institution des loix positives, premiere classe des institutions sociales; nécessité des Magistrats |
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Objets renfermés dans l’institution d’une autorité tutélaire; seconde classe des institutions sociales |
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Devoirs et droits essentiels de cette autorité |
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Objets des établissements propres à rendre publique et à perpétuer la connoissance évidente de l’ordre, |
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troisieme classe des institutions sociales |
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Nécessité de développer les rapports des deux premieres classes d’institutions sociales |
81 |
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CHAPITRE XI |
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Développement de la première Classe des Institutions qui constituent la forme essentielle de la société |
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Les loix s’établissent en même temps que la société. Il en est de deux sortes : les unes sont naturelles, |
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essentielles et universellement adoptées; les autres conséquentes aux premieres, sont positives, et particulieres |
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à chaque société; définition des loix positives. Le motif ou la raison des loix est avant les loix |
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La raison des loix naturelles et essentielles est dans la nécessité absolue dont elles sont évidemment |
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Ces loix naturelles doivent être la raison des loix positives. Deux conditions nécessaires pour assurer la |
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soumission constante aux loix positives. Nécessité de leur conformité parfaite avec les loix naturelles essentielles |
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Effets funestes d’une contradiction qui se trouveroit entre ces deux sortes de loix |
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Il n’est point de société sans devoirs et droits réciproques |
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Par conséquent sans loix |
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Les loix ne sont que l’exposition des devoirs et des droits |
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C’est par l’établissement des loix que se forme celui de la société |
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Le meurtre, le vol, etc. sont défendus par les loix de la nature; mais les peines de ces crimes sont instituées par les Hommes |
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Il est deux sortes de loix; les unes naturelles, essentielles et universelles; les autres factices, positives |
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et particulieres à chaque société |
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Les premieres ne sont écrites que dans le code naturel de la raison |
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Des loix positives; ce qu’elles sont; pourquoi sont nécessaires |
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Pourquoi sont nommées positives; pourquoi factices |
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Différence entre les loix qui sont naturelles et essentielles, et celles qui sont factices et positives |
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Distinguer dans les loix, la raison des loix et la lettre des loix. Ce que c’est que la raison et la lettre des loix |
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La raison des loix existoit avant les loix |
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Comment la connoissance de la raison des loix agit sur notre esprit |
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La connoissance de la raison des loix est le premier principe de notre soumission aux loix |
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Deux conditions requises pour établir cette soumission |
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La Raison des loix naturelles et essentielles, est leur nécessité absolue |
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Les loix naturelles et essentielles sont la raison des loix positives |
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La conformité parfaite des loix positives avec les loix naturelles, premier principe invariable de toute législation |
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Définition des loix positives |
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Elles ne peuvent rien changer aux devoirs ni aux droits déterminés par les loix naturelles et essentielles |
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Effets funestes et nécessaires des loix positives qui seroient contraires aux loix naturelles et essentielles |
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Nécessité dont il est que la raison des loix positives soit connue de tous les hommes |
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