Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française

 

LEMERCIER DE LA RIVIÈRE
L'ORDRE NATUREL ET ESSENTIEL DES SOCIÉTÉS POLITIQUES
Chapitres I à XI
Discours Préliminaire
9
Sommaire de la premiere Partie, contenant la théorie de l’Ordre
13
CHAPITRE PREMIER
15
La maniere dont l’Homme est organisé prouve qu’il est destiné par la nature à vivre en société
Nécessité physique de la réunion des Hommes en société. Elle est nécessaire à la réproduction des subsistances
et par conséquent à la multiplication des Hommes, qui est dans les vues du Créateur
Nos affections sociales prouvent que nous sommes destinés par la nature à vivre en société
15
Seconde preuve tirée de la perfection et de l’étendue que notre intelligence acquiert en société
15
Notre intelligence nous survit; et par son moyen la société se perpétue entre les Hommes vivants et les morts
16
Le premier et le dernier âge de notre vie, troisieme preuve que nous sommes destinés à vivre en société
17
Dans l’Homme deux mobiles, l’appétit des plaisirs et l’aversion de la douleur; quatrieme preuve
Ce qu’on doit entendre par l’appétit des plaisirs et l’aversion de la douleur
Les affections sociales supérieures en forces aux sensations purement physiques
18
L’appétit des plaisirs ne peut être satisfait qu’en société
19
Rapports entre nos besoins physiques et l’ordre physique des reproductions; cinquieme preuve que nous sommes
destinés à vivre en société
20
L’institution de la société est d’une nécessité physique, et fait partie du plan général de la création
22
CHAPITRE II
23
Premiere source du juste et de l’injuste absolus : en quoi ils consistent; leurs rapports avec la nécessité
physique de la société; droits et devoirs dont la nécessité et la justice sont absolues. Origine de la propriété
personnelle et de la propriété mobiliaire; ce qu’elles sont; leurs rapports avec l’inégalité des conditions
parmi les Hommes. Axiome qui renferme tout le Juste absolu
La connoissance de la nécessité physique de la société, nous conduit à la connoissance du juste absolu
23
Définition du juste absolu; ses rapports avec la société
Pourquoi nommé absolu, quoiqu’il ne soit que dans le relatif
24
Nécessité absolue constitue le juste absolu
Devoirs et droits naturels et primitifs des Hommes, source du juste absolu
Ces devoirs et ces droits consistent dans la propriété exclusive de son individu
De cette premiere propriété personnelle exclusive naît la propriété mobiliaire exclusive
Ce que c’est que cette seconde propriété
Nécessité absolue de ces droits de propriété; leurs rapports avec le juste absolu
25
Devoirs qui dans chaque homme sont d’une nécessité absolue
L’Homme ne peut avoir des droits que par rapport aux autres hommes
26
Définition d’un droit
26
Le juste absolu simplifié : droits qu’il établit
Devoirs qui en résultent
Axiome, point de devoirs sans droits, et point de droits sans devoirs
L’inégalité des conditions tient au juste absolu et à l’ordre physique
28
Cette inégalité peut être exagérée par des abus étrangers à l’ordre
29
Voyez les pages sur l’inégalité des conditions
CHAPITRE III
30
Formation des sociétés particulieres; comment elles sont d’une nécessité physique. Institution et nécessité
physique de la propriété fonciere, des loix conséquentes à cette propriété, et d’une autorité tutélaire pour
en assurer l’observation. Premieres notions du juste absolu considéré dans les sociétés particulieres
Comment la somme des droits et celle des devoirs se servent mutuellement de mesure dans ces sociétés
Fondement naturel et unique de la véritable grandeur des Rois
Origine des sociétés particulieres
30
Nécessité physique de la propriété fonciere
30-31
Elle est la cause de la formation des sociétés particulieres
Conditions essentielles à l’existence des sociétés particulieres
32
Nécessité physique d’une autorité tutélaire
La connoissance du juste absolu se développe en même temps que celle de nos besoins
33
Comme les devoirs et les droits se balancent mutuellement et nécessairement
Droits qui résultent des nouveaux devoirs contractés en  société
34
Cet équilibre est le même dans les devoirs et les droits du dépositaire de l’autorité tutélaire
36
La nécessité de cet équilibre est le fondement inébranlable de la véritable grandeur des Rois
CHAPITRE IV
37
Premiers principes de l’ordre essentiel des sociétés particulieres. Définition de cet ordre essentiel
Il est tout entier renfermé dans les trois branches du droit de propriété. Sans cet ordre les Sociétés
particulieres ne pourroient répondre aux vues de l’Auteur de la nature, et remplir l’objet de leur institution
Cet objet est de procurer au genre humain le plus grand bonheur et la plus grande multiplication possibles
Evidence d’un ordre social essentiel
37
Ce que c’est que cet ordre essentiel
L’objet ultérieur de cet ordre est le bonheur et la multiplication des hommes
38
La multiplication des productions est son objet immédiat, comme moyen nécessaire au bonheur et à la
multiplication des hommes
L’ordre physique rend cet objet évident
Crimes énormes de ceux qui veulent s’écarter de ce même ordre
Le bonheur et la multiplication des hommes sont deux vues inséparables l’une de l’autre dans le systême de la nature
39
La multiplication des hommes ajoûte à leur bonheur
Définition de l’ordre essentiel des sociétés
40
Premiere idée de la simplicité de cet ordre
Il consiste entiérement dans le droit de propriété
Preuves sommaires de cette vérité
41
CHAPITRE V
43
De la liberté sociale; en quoi elle consiste; elle n’est qu’une branche du droit de propriété
Simplicité de l’ordre social par rapport à la liberté. Ses rapports nécessaires avec l’ordre physique de
notre constitution et de la reproduction. Nécessité dont elle est à l’intérêt général d’une société
Le droit de propriété seroit nul sans la liberté de l’exercer
43
Droit de propriété n’est que le droit de jouïr
Il ne peut exister sans la liberté de jouïr
La liberté ne peut aussi avoir lieu sans le droit; elle le suppose nécessairement
44
Ce que c’est que la liberté sociale
45
Nécessité dont elle est à l’abondance des productions
Ses rapports avec notre constitution physique
Définition de la liberté sociale
Elle prouve la simplicité de l’ordre social
Preuves sommaires de la fausseté des systêmes contraires au maintien de la liberté
46
Nécessité de la liberté pour l’intérêt commun du corps social
Faux systême sur l’intérêt général de l’État : en quoi consiste cet intérêt
47
Rapports de cet intérêt général, avec la plus grande liberté possible
CHAPITRE VI
48
Essence, origine et caractere de l’ordre social; il est une branche de l’ordre naturel qui est physique
Il est exclusif de l’arbitraire. L’ordre naturel et essentiel de la société est simple, évident et immuable
Il constitue le meilleur état possible de la société, celui de chacun de ses membres en particulier
mais singulierement du Souverain et de la Souveraineté; il renferme ainsi en lui-même les moyens de sa conservation
L’ordre naturel et essentiel des sociétés est une branche de l’ordre physique
48
Ses caracteres principaux sont de n’avoir rien d’arbitraire, d’être simple, évident, immuable, et le plus avantageux
au genre humain
Il ne faut pas le confondre avec l’ordre surnaturel
Définition de l’ordre naturel
Tout est physique dans la nature et dans l’ordre social
Par la raison qu’il est physique, il est immuable, et n’a rien d’arbitraire
Preuve de sa simplicité et de son évidence
Il ne faut chercher l’ordre social que dans l’ordre physique
La connoissance évidente de l’ordre physique conduit nécessairement à l’établissement de l’ordre social essentiel
Preuve qu’il est le plus avantageux au genre humain
50
Comment il constitue le meilleur état possible de tous ceux qui vivent en société
Il procure au corps de la société la plus grande sureté politique possible
Cet ordre est le plus avantageux possible aux Souverains personnellement
51
Il l’est aussi pour la Souveraineté
Considération importante sur les avantages qu’il procure au Souverain personnellement et à la Souveraineté
Il forme le lien qui tient les sujets unis au Souverain
Il rend personnelles au Souverain toutes les forces de la  nation
52
Dans un gouvernement opposé à cet ordre, la force du Souverain n’est qu’empruntée; il est étranger dans la nation
53
L’ordre social se suffit à lui-même pour se perpétuer, preuve qu’il n’est qu’une branche de l’ordre naturel et universel
54
CHAPITRE VII
56
Suite du Chapitre précedent : exposition sommaire de la théorie de l’ordre. Simplicité et évidence, non-seulement de
ses principes, mais encore de leurs conséquences. La connoissance des premiers principes de l’ordre nous suffit pour
que toute pratique qui contredit une seule de ses conséquences, soit pour nous un désordre évident
Simplicité et évidence de l’ordre naturel et essentiel des sociétés vu dans ses premiers principes
56
Il est fait pour être saisi par les intelligences les plus bornées
Il dérive naturellement et en entier de la propriété personnelle
57
Simplicité et évidence de l’ordre vu dans les conséquences résultantes de ses premiers principes
Enchaînement évident de ces conséquences; leur nécessité absolue
58
Toute contravention à l’ordre devient nécessairement évidente pour ceux qui ont les premieres notions de l’ordre
61
CHAPITRE VIII
62
Des moyens nécessaires pour établir l’ordre et le perpétuer; ils sont tous renfermés dans une connoissance suffisante
de l’ordre. L’évidence est le premier caractere de cette connoissance, et sa publicité est le second. Nécessité de
l’instruction publique, des livres doctrinaux dans ce genre, et de la plus grande liberté possible dans l’examen et
la contradiction
Il suffit que l’ordre soit connu pour qu’il s’établisse et se perpétue nécessairement
62
Caracteres de la connoissance de l’ordre : le premier est qu’elle soit explicite et évidente
63
Preuve qu’une connoissance explicite et évidente de l’ordre est la seule qui puisse être propre à l’établir
Point de milieu entre l’évidence et la simple opinion qui nous jette dans l’arbitraire
64
Point de milieu entre le doute et la certitude, laquelle ne peut exister sans tenir médiatement ou immédiatement
à l’évidence
Le second caractere de la connoissance de l’ordre est la publicité
Cette publicité est ce qui rend sa force socialement dominante
65
Cette domination est despotique sans aucune violence
66
Comment la connoissance évidente de l’ordre peut acquérir la publicité: nécessité de l’instruction publique
L’instruction ne peut être trop publiquement répandue
67
Nécessité des livres doctrinaux dans ce genre
Utilité de la liberté dans la contradiction à ce sujet
68
Pourquoi cette liberté est sans aucun inconvénient
La force intuitive et déterminante de l’évidence n’a nul besoin des secours de la force physique
69
CHAPITRE IX
70
Suite du Chapitre précédent. De l’évidence; définition de l’évidence; ses caracteres essentiels et ses effets
Evidence des arguments qui prouvent la nécessité de la plus grande liberté possible dans l’examen et la discussion
de l’évidence. Force de l’opinion : ses dangers dans un état d’ignorance
Définition de l’évidence
70
Caracteres essentiels qui la distinguent de la prévention. Elle est à l’épreuve de tout examen
71
Un examen suffisant établit l’évidence, et détruit la prévention
Conséquences évidentes de ces vérités : nul inconvénient dans la liberté d’examiner et de contredire l’évidence
Nécessité de cette liberté : sans elle, point d’examen suffisant
Cette liberté rend nécessaire notre soumission à l’ordre
72
Application de ces vérités à l’évidence de l’ordre social
Les mêmes vérités rapprochées des effets que l’évidence produit sur nous : conséquences qui en résultent
Ce que c’est qu’une chose évidente
La nécessité d’un examen suffisant mise en axiomes
Nous avons une tendance naturelle vers l’évidence
73
Cette tendance est liée avec les deux mobiles qui sont en nous
L’évidence est faite pour donner la paix à la terre
Dangers de ce qu’on appelle l’opinion, dans un état d’ignorance
75
Force despotique de l’opinion
L’ignorance : source de tous les maux. L’évidence : source de tous les biens. Conséquences
Sommaire de la seconde Partie, contenant l’exposition de l’Ordre mis en pratique
77
CHAPITRE X
79
De la forme essentielle de la société. Ses rapports avec la théorie de l’ordre essentiel. Elle consiste en trois
classes d’institutions sociales. Objets que renferme chacune de ces trois classes. Nécessité de développer les
rapports des deux premieres, dont l’une est l’institution des loix, et la seconde, l’institution d’une autorité tutélaire
De la forme essentielle de la société
79
Les principes de l’ordre la déterminent
Définition de cette forme essentielle
80
Elle est toute renfermée dans trois classes d’institutions sociales
Ce qu’elles sont
Objets renfermés dans l’institution des loix positives, premiere classe des institutions sociales; nécessité des Magistrats
Objets renfermés dans l’institution d’une autorité tutélaire; seconde classe des institutions sociales
Devoirs et droits essentiels de cette autorité
Objets des établissements propres à rendre publique et à perpétuer la connoissance évidente de l’ordre,
troisieme classe des institutions sociales
81
Nécessité de développer les rapports des deux premieres classes d’institutions sociales
81
CHAPITRE XI
83
Développement de la première Classe des Institutions qui constituent la forme essentielle de la société
Les loix s’établissent en même temps que la société. Il en est de deux sortes : les unes sont naturelles,
essentielles et universellement adoptées; les autres conséquentes aux premieres, sont positives, et particulieres
à chaque société; définition des loix positives. Le motif ou la raison des loix est avant les loix
La raison des loix naturelles et essentielles est dans la nécessité absolue dont elles sont évidemment
Ces loix naturelles doivent être la raison des loix positives. Deux conditions nécessaires pour assurer la
soumission constante aux loix positives. Nécessité de leur conformité parfaite avec les loix naturelles essentielles
Effets funestes d’une contradiction qui se trouveroit entre ces deux sortes de loix
Il n’est point de société sans devoirs et droits réciproques
83
Par conséquent sans loix
Les loix ne sont que l’exposition des devoirs et des droits
C’est par l’établissement des loix que se forme celui de la société
84
Le meurtre, le vol, etc. sont défendus par les loix de la nature; mais les peines de ces crimes sont instituées par les Hommes
Il est deux sortes de loix; les unes naturelles, essentielles et universelles; les autres factices, positives
et particulieres à chaque société
85
Les premieres ne sont écrites que dans le code naturel de la raison
Des loix positives; ce qu’elles sont; pourquoi sont nécessaires
Pourquoi sont nommées positives; pourquoi factices
Différence entre les loix qui sont naturelles et essentielles, et celles qui sont factices et positives
Distinguer dans les loix, la raison des loix et la lettre des loix. Ce que c’est que la raison et la lettre des loix
86
La raison des loix existoit avant les loix
Comment la connoissance de la raison des loix agit sur notre esprit
87
La connoissance de la raison des loix est le premier principe de notre soumission aux loix
Deux conditions requises pour établir cette soumission
La Raison des loix naturelles et essentielles, est leur nécessité absolue
Les loix naturelles et essentielles sont la raison des loix positives
88
La conformité parfaite des loix positives avec les loix naturelles, premier principe invariable de toute législation
Définition des loix positives
Elles ne peuvent rien changer aux devoirs ni aux droits déterminés par les loix naturelles et essentielles
Effets funestes et nécessaires des loix positives qui seroient contraires aux loix naturelles et essentielles
89
Nécessité dont il est que la raison des loix positives soit connue de tous les hommes
91

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