Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française

 

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CUREAU DE LA CHAMBRE

Traité de la connaissance des animaux (1648)

Marin Cureau de la Chambre (1596-1669), médecin du chancelier Séguier, puis conseiller et médecin ordinaire du roi, est l’un des premiers membres de l’Académie française: Richelieu l’y fait entrer en 1635, l’année de sa fondation ; en 1666, il sera membre de l’Académie des Sciences.
Ayant lu Charron, et l‘Apologie de Raimond Sebond de Montaigne, l’auteur soulève la grave question de la raison des bêtes, et leur restitue cette faculté que Descartes leur avait ôtée: une raison qui ne fait point d’eux les égaux de l’homme, car elle relève de la seule imagination. Opposant le langage animal à l’humain, il définit la parole par des critères plus fondamentaux que la simple articulation. Outre son importance pour les problèmes du langage jusqu’au XVIIIè siècle, le Traité eut un grand lecteur: Malebranche.

Catalogue des Auteurs, décembre 1995. (Christiane Frémont)

 

Présentation du livre

Marin Cureau de La Chambre, médecin du roi, membre de l'Académie française, avait publié en 1645, en annexe au tome II des Caractères des passions, un opuscule intitulé De la connoissance des bestes, qui suscita une réaction assez vive de Pierre Chanet (De l'instinct et de la connoissance des animaux, avec l'examen de ce que M. de La Chambre a escrit sur cette matière, La Rochelle, 1646). Cureau répond à Chanet par le Traité de la connoissance des animaux, où tout ce qui a esté dict pour et contre le raisonnement des animaux a esté examiné. La page de titre donne la date de 1647, mais la publication date de 1648, comme le montre le Privilège du 4 mai 1648.
Le livre connaît d'abord un succès limité, puisque les exemplaires invendus seront remis en vente en 1662, avec un nouveau titre, et, en annexe, une réédition de l'opuscule De la connoissance des bestes. Nous publions le texte de l'édition originale, identique par conséquent à celui de 1662. Comme dans l'édition de 1662, De la connoissance des bestes est donné en annexe. L'orthographe de l'original a été conservée, à l'exception des fautes d'impression évidentes.

Olivier le Guern

 

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