Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française

 

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FONTENELLE

Oeuvres complètes t.VII (1722-1752)

Une longue et brillante carrière d’homme de lettres, une réputation de bel esprit, un style parfait : toutes choses qui ont fait oublier que Bernard de Bovier de Fontenelle (1657-1757) est aussi philosophe. Il entre à l’Académie française en 1691 en 1697, à l’Académie des sciences, dont il reste Secrétaire jusqu’en 1737, et rédige les célèbres Eloges. Dans le même temps il s’occupe de sciences exactes, en particulier des mathématiques de l’infini.
Fontenelle s’intéresse autant à l’histoire des sciences qu’à la critique littéraire, et construit la rationalité propre à chacune par une méthode analogue montrant que, dans l’explication des opérations de la nature, les modèles des mythologies (chez les Anciens et chez les Primitifs) procèdent, comme nos propres savoirs, du connu à l’inconnu et ne sont pas moins rationnels que les modèles mécaniques de la science cartésienne.
La publication des OEuvres complètes est achevée en 9 tomes parus entre 1990 et 2001 .

Catalogue des Auteurs, décembre 1995. (Christiane Frémont)

 

Présentation du livre
Tome VII

Dans ce septième tome des Œuvres complètes se trouve la suite des Éloges prononcés à l'Académie des Sciences de 1722 à 1739, un discours; que Fontenelle eut à faire dans cette même Académie en 1735, et la préface de l'Histoire de l'Académie de 1666 à 1699, publiée en 1733. Il se passionna pour le calcul infinitésimal et publia en 1727 des Éléments de la géométrie de l'infini, dont nous donnons ici la Préface; l'ouvrage en son entier figurera au tome VIII; à quatre-vingt-quinze ans (en 1752), il fit paraître la Théorie des Tourbillons, où il réfute l'attractionnisme newtonien et défend la cosmologie cartésienne. Philosophe, il le fut avec son Traité de l'instinct écrit à une date incertaine contre Malebranche et plus généralement contre les sectateurs de l'automatisme animal, avec des essais de logique et d'épistémologie, De la raison humaine, De la connaissance de l'esprit humain. Textes demeurés fragmentaires, qu'on ne publia qu'après sa mort.
Nous avons emprunté ces discours, préfaces et traités à la grande édition du XVIIIè siècle (1751-1761).

Alain Niderst

 

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