Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française

 

Notice biographique Voir la page de présentation du livre Voir la table des matières Voir l’index

LE ROY

De la vicissitude ou variété des choses en l'univers (1575)

Au siècle où la langue latine commence à le céder à la «vulgaire», Louis Le Roy (1510-1577) parmi les premiers donne à la langue française de la vigueur, du rythme et de l’harmonie. A ce grand traducteur des auteurs grecs, professeur au Collège de France en 1572, on doit plusieurs écrits politiques, ainsi qu’une vie de Budé rédigée en latin.
De la vicissitude est l’ouvrage d’un homme de la Renaissance, tout ensemble fasciné par l’encyclopédie et l’invention. Somme de l’histoire passée à travers les arts, les armes et les lois, qui garde, pour référence privilégiée, l’histoire romaine, l’ouvrage célèbre les inventions et trouvailles de l’âge renaissant, et la reconquête du savoir après mille ans d’oubli. Le thème de l’imitation des Anciens et de leur parfaite sagesse se trouve tempéré par une philosophie de la nouveauté, en particulier dans les lettres et les armes qui rivalisent pour l’accroissement des connaissances et de la puissance. Il reste beaucoup à inventer : tel est le dernier mot du livre, et le moyen d’échapper au schéma qui organise l’étude historique grandeur et décadence — pourvu que l’esprit de la Renaissance accomplisse sa tâche et renverse cette loi.

Catalogue des Auteurs, décembre 1995. (Christiane Frémont)

 

Présentation du livre

De la vicissitude ou varieté des choses en l'univers, et concurrence des armes et des lettres par les premieres et plus illustres nations du monde, depuis le temps où a commencé la civilité, et memoire humaine jusques à present. Plus s'il est vray ne se dire rien qui n'ayt esté dict paravant: et qu'il convient par propres inventions augmenter la doctrine des anciens, sans s'arrester seulement aux versions, expositions, corrections, et abregez de leurs escrits — plus généralement connu sous le titre De la vicissitude ou varieté des choses en l'univers — parut en 1575 à Paris chez Pierre L'Huillier. Réédité en 1576, 1577, 1579, 1583 et 1584, cet ouvrage fut également traduit en italien par Hercole Cato en 1585 (réimprimé en 1592) et en anglais par Robert Ashley en 1594.
Nous avons retenu le texte de la première édition qui fut repris dans les éditions postérieures. L'exemplaire de référence nous a été fourni par la Newberry Library de Chicago (cote f Y 762 L5679).
Nous avons conservé l'orthographe — parfois variable, l'accentuation et la ponctuation de l'auteur à l'exception de "l'on", où nous avons inséré une apostrophe entre l'article et le pronom indéfini. Nous avons par contre modernisé la typographie et corrigé les erreurs visiblement imputables à l'imprimeur.

Philippe Desan

 

Haut de la page