Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française

 

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QUINET

Le christianisme et la révolution française (1845)

Ordre moral ou révolution permanente ? Disciple puis critique de Victor Cousin, germanophile enthousiaste puis teutophobe militant, le philosophe-historien Edgar Quinet (1803-1875) occupe en 1842 la chaire nouvellement créée au Collège de France de langue et littérature de l’Europe méridionale. Guizot fait suspendre le cours en 1845; réintégré après 1848 et acclamé par les étudiants, Quinet devient député à la Chambre ; s’exile en Belgique après le coup d’état du 2 décembre, et retrouve Paris assiégé en 1870.
La publication de son cours suscite de vives polémiques ; Quinet cependant se déclare fidèle au thème qu’il suit depuis le début de sa carrière de professeur:  le rapport des littératures aux institutions religieuses. Mais le livre aborde des questions alors délicates : le rôle de la religion et des jésuites, les limites du pouvoir spirituel, l’infaillibilité du Pape, etc. L’institution philosophique et l’Eglise ont trahi leur mission en étouffant l’esprit de la révolution. «A bas les jésuites et vive Quinet» : l’ouvrage sera longtemps lu dans les classes populaires comme un manifeste de l’éducation du peuple.

Catalogue des Auteurs, décembre 1995. (Christiane Frémont)

 

Présentation du livre

Le Christianisme et la Révolution française contient les leçons prononcées par Quinet en 1845 au Collège de France, dans la Chaire de Langue et Littérature de l'Europe méridionale qu'il occupait depuis 1842.
Nous publions la seconde édition, augmentée d'un Appendice qui témoigne de la polémique qui conduisit à la suspension de son cours en 1846, malgré la protestation de la jeunesse des écoles et des journaux de l'opposition.

Patrice Vermeren

 

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